Après une petite escapade lyonnaise de deux jours, me revoici de retour dans ma contrée, plutôt satisfaite, sinon même carrément contente de la tournure qu’ont pris les choses lors de cette seconde visite à l’hôpital.
Après l’exécution d’un test de Rosarch par la psychologue, c’était le tour de rencontrer le psychiatre. Et là, très bonne surprise, il commence par me dire qu’après étude et consultation de mon dossier, il ne lui semble pas très utile de me refaire faire le tour complet des évaluations et autres entretiens, afin de déterminer le degré de mon transexualisme. Ca tombe bien, je suis absolument du même avis ! D’autant que mon traitement d’inversion hormonal arrive bientôt au deux ans, ce que je confirme, en lui redonnant la date exacte de cet anniversaire, le 1er mars 2010, et qu’il serait donc temps, pour lui, que mon dossier passe désormais en chirurgie.
Pour moi, aussi !
Je ne peux qu’acquiescer bien évidemment, et si le geste ne risquait pas d’être mal interprêtée, je serais même prête à l’embrasser avec une fougue passionnée, tant ce qu’il me dit me plait !
Bref, je me retiens, de la tenue, allons, allons, de la tenue ! Mais intérieurement, je brûle littéralement.
Il mentionne sa décision au dossier et me prie, il n’a pas besoin d’insister beaucoup, de repasser au secrétariat afin de retirer les coordonnées du psychiatre extérieure qui délivrera son accord pour l’hôpital, et d’un endocrinologue qui fera un rapport sur ma situation hormonale. Il me demande si j’ai gardé toutes les analyses, et si j’ai au moins un bilan semestriels depuis l’instauration du traitement, ce à quoi je répond que j’ai des analyses endocrinologique qui datent de 1998, 2001 , 2004, et bien évidemment 2007 et la suite !
Je quitte donc dignement l’étage qu’il occupe, pour me préciter quasiment en courant dès l’angle du couloir franchi, au secrétariat chercher les précieuses coordonnées.
On a dit de moi que j’étais une générale de corps d’armée, et il convient de ne pas faire démentir les réputations que l’on vous donne, vous faîtes ainsi plaisir à ces personnes, et j’aime bien faire plaisir.
Je m’installe donc avec un gobelet de café, dans la salle-réfectoire visiteurs du rez de chaussée, et je passe mes deux appels téléphoniques, en les calant la veille de mon prochain rendez vous à l’hôpital. La veille après midi afin de me laisser le temps d’arriver sur Lyon, avec le train.
Ce matin, avant de rédiger ce petit billet, d’un tapotis léger et aérien sur mon pauvre clavier qui n’en peut plus et qui apprécie la douceur du jour, j’ai fait mes réservations SNCF et de l’hôtel.
Tout est donc calé pour le 25 et 26 février, où j’espère bien entendre « je passe votre dossier au service chirurgie ».



SSSSSSSUUUUUUUUUUUPPPPPPPPPPPPPPPEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRR
ces bonnes nouvelles
ça avance, ça avance youpi !
Bonjour Laure,
De bonnes nouvelles pour ta fin du tunnel, certainement.
Bises
Ça avance, ça avance!!