Il est amusant de retracer les grandes lignes de l’évolution vestimentaires de la femme contemporaine.
Car si le pantalon fut une révolution, la jupe courte en fut une autre, et il n’est pas vain à l’heure où tant un puritanisme de bon aloi qu’un certain retour à l’ordre moral règnent de revenir sur ses évolutions.
D’autant que l’on entend d’ici ou là quelques réflexions bien trempées sur les conséquences directes ou supposées telles de certaines tenues vestimentaires.
Renversement de la charge de la « conséquence » éblouissant puisque se serait la tenue qui provoquerait l’état animal, sinon bestial – des mâles ! Il est vrai que cette façon de procéder culpabilise la femme, fait régner l’ordre masculin, accroît le sentiment de « possession » de celui-ci sur l’autre genre que le sien.
Les femmes ont l’habitude de ces vieilles lunes, et ils seraient dommage qu’elles y obé¡ssent, car au-delà de ces flots d’inepties, il est tout de même agréable de pouvoir observer une femme bien habillée, une femme-femme.
Il n’est pas certain de toute façon que nombre de femmes aient envie de devenir une propriété, objet de collection qui ne pourrait alors se vêtir comme bon lui semble et en toute féminité qu’en présence d’un mentor genre doberman, puisque l’évolution a aussi fait qu’aujourd’hui la femme est économiquement beaucoup plus indépendante qu’elle ne l’était au tout début du XXème siècle. Et si pour beaucoup il s’agit d’un grand progrès, certains y verront encore là µn grand dommage aux valeurs traditionnelles… du maître.
L’homme est ainsi fait qu’il a quand même beaucoup de mal à imaginer sa proie préférée capable de subvenir sans lui à ses propres besoins.
LES BAS
Cette pièce de vêtements est extrêmement ancienne.
Depuis Henri II qui en porta en soie en 1569, le bas, tel que nous l’entendons, était généralement blanc, se définissait avant tout au masculin, et selon sa qualité définissait la position sociale. Il était tricoté sur des métiers dès 1589, et en 1685 apparut les premiers bas en coton tissés
En fait, il est aussi beaucoup plus vieux, puisqu’on en retrouve y ressemblant étrangement 2 siècles avant J.C.
La chausse et le haut de chausse étaient des bas comportant une semelle de marche.
Pour limiter donc le thème on ne retiendra que le bas-nylon, dont la fibre fit l’objet d’un brevet en 1937 et dont le premier tricotage à la fin des années 30 connut un succès foudroyant, stoppé par la guerre. Mais en 1950 l’apparition des bas dits sans couture (pas de couture apparente dû à un nouveau tissage (en chaussette), aliant différentes épaisseurs (le denier), des couleurs et motifs, et surtout la baisse du coût de la fibre de nylon le rendit très populaire. Mais son déclin s’amorça rapidement, d’autant que dans les années 1960 la jupe courte fit son apparition, et le collant le remplaça rapidement.
En effet, quoiqu’il soit devenu auto-fixant il n’est pas très rassurant à porter ne serait-ce que par crainte qu’il ne retombe sur les chevilles de façon fort impromptue ! Le bas ne supporte donc pas la demi-mesure et ne s’accorde qu’avec guêpière ou porte-jarretelles.
Il reste néanmoins un objet culte, expression d’une quintessence féminine qui ne peut trouver à s’épanouir que dans des rapports de grande sensualité, voir complicité, chez une femme épanouie, et un homme sachant apprécier… eux, et celles qui les portes.
Ceci sans doute pour compenser l’image désormais quelque peu vulgaire de cette pièce de vêtement, qui reste accroché à l’image de la femme-facile, sinon même de la prostituée
Le collant
Il apparait donc dans les années 1960 et prend son réel essor au tout début des années 70. Il relègue bas et porte-jarretelles aux magasins des oubliettes, car il allie confort et simplicité.
Dieu venait enfin de rendre inaccessible le fruit… désormais bien défendu !
Culottes,
Les premières amorces qui ont mené à la création de ce type de linge remontent au XVIème siècle. Les Italiennes connaissaient les caleçons longs en soie, lin ou velours dès 1510.
Toutefois, une dame digne de ce nom demeurait dénudé sous ses jupes, comme cela se seyait pendant très longtemps. Au XVIIIème siècle encore, il était inconvenant que des dames portent des dessous.
D’ailleurs l’expression “Porter la culotte”, s’explique par le fait qu’il s’agissait au Moyen Âge d’un attribut uniquement masculin. A l’homme la culotte, les responsabilités, les décisions.
Au XVIeme siècle, Catherine de Médicis a bien imposé le caleçon aux dames de sa cour, mais ce n’est qu’après une lutte de plusieurs siècles et l’arrivée de fortes têtes comme George Sand et Colette que les femmes ont véritablement commencé à porter la culotte. En effet, ce n’est que vers le milieu du XIXème siècle que les choses changent. C’est alors l’avènement de la mode des crinolines, laquelle donna bien du fil à retordre. Lorsqu’une dame prenait place, le panier métallique se soulevait immanquablement, offrant une vue impudique sur les parties inférieures de l’anatomie. En revanche, si madame se courbait, l’armature se soulevait jusqu’aux hanches et découvrait le fessier. Il fallait y remédier en ayant recours à de longues gaines-culottes en coton !
Ce n’est qu’en 1928 qu’apparurent les modèles de petites culotte telles que nous les connaissons aujourd’hui et qui étaient d’abord destinées aux enfants. A l’aube de la Première Guerre mondiale, il devint de plus en plus naturel pour les femmes de porter des dessous afin de répondre à leur besoin de mouvement. De plus, les ourlets de robe avaient tendance à se rehausser, de sorte qu’une certaine protection devint de mise. Il fallu attendre 1949 avant que le tout premier slip soit littéralement présenté au public.
Cela se passa à Wimbledon. La joueuse de tennis américaine Gusie Moran mit le monde en émoi non pas en raison d’une victoire des plus spectaculaire, mais par le fait qu’elle perdit son match alors qu’elle était vêtue de façon vraiment très audacieuse. Elle portait une courte jupe de tennis et en dessous une culotte intégralement agrémentée de dentelle !
La culotte n’était désormais plus un tabou et la loi du silence était enfin rompue.
Depuis ses formes se sont affinées, sa taille adaptée même au port du vêtement du dessus (le string pour les jean’s… bien moulants). On la découvre taille basse, mini, Brésilienne, tanga, string et string bandeau, et autres…
Certaines sont de petites merveilles de broderies et fantaisies, devenant ainsi une petite pièce de vêtements à part entière, que…nous enléverions volontiers avec les dents et les mains dans le dos !
Guêpière et body
Au IIe millénaire avant Jésus-Christ, les femmes portaient l’ancêtre de la guêpière ! Un corset soutenant les seins à la base pour les dévoiler dans leur quasi-nudité et à peine une centaine d’année plus tard, les femmes adoptent l’apodesme, bandelette d’étoffe qu’elles enroulent sous leur poitrine. Il n’est plus question de montrer les seins, mais de les soutenir.
Les Grecs s’opposent à l’idée du sein tombant, comme les Romains dont les fascia emprisonnent, compressent les seins.
La guêpière contemporaine met en valeur le sein, et sa conception tient parfaitement compte de la poitrine, qu’elle met en valeur, arrondit ou fait pigeonner, mais qu’elle ne maltraite plus en tout cas.
La guêpière se distingue du body à l’entrejambe, puisque la première reste ouverte et sa base élastiquée à la taille ou juste en dessous comporte les fixations des bas, alors que le body se ferme à l’entrejambes généralement par boutons-pressions, et n’intégre pas le support d’autres pièces vestimentaires.
L’avatar – et le mot est erroné, car il s’agit bien d’une pièce de vêtement à part entière en fait -, de la guêpière est bien évidemment le porte-jarretelles, et cet accessoire est encore plus vieux que la guêpière. Il existait déjà 3 000 ans avant Jésus-Christ et étaitt destiné d’abord aux hommes, il ne sera porté par les femmes qu’à partir de la fin du XIXème siècle, avec le développement des bas.
Aujourd’hui il a une fonction esthétique ou émoustillante ! Le porte-jarretelle, tout comme la guêpière sont les alliées de la femme subtile, et n’ont pas à tomber dans l’aspect vulgaire qu’une certaine pudibonderie leur accorde. Par contre, ces pièces de vêtements se méritent, tant pour le plaisir de la femme que de l’homme. D’ailleurs du créateur de luxe, comme Dior, au façonnier de grande qualité comme La Perla, la guêpière se décline raffinée au possible. Mais comme les bas, – voir article précédent – elle ne supporte pas l’à peu près.
Chaussures et talons hauts
Les Romaines portaient le sandalium, chaussure réservées aux femmes, sorte de mule sans talon. A la maison, c’était le soccus, semblable à µne pantoufle et couvrant complètement le pied.
Les premières chaussures ne subirent guère de modifications pendant des siècles. La chaussure est un domaine où la mode évolue lentement et où l’apparition d’un nouveau style ne sonne pas forcément le glas des précédents.
Vers le début du XIe siècle, les raffinées désoeuvrées se mettent à lancer la mode des bouts pointus.
Les bottes sont apparues très tôt tout simplement par un allongement de l’empeigne.
La matière varie avec le genre. Les chaussures d’homme sont surtout en cuir – glacé, verni, daim ou croûte de porc. Les femmes emploient brocart, velours, satin, moire, laine, la tapisserie et verroterie ornementale a commencé au XVIe siècle.
Les talons hauts ne datent pas d’hier. Déjà à la cour de Louis XVI, les élégantes portaient des chaussures si hautes qu’elles ne pouvaient ni marcher sans une canne, ni monter les escaliers sans s’appuyer sur un bras secourable.
Inventé par les chausseurs italiens au début des années cinquante, l’escarpin à talon aiguille fait sa première apparition officielle dans un défilé de Christian Dior. Après les privations, désir de consommation. Après l’utile, envie de futile. Le talon aiguille tombe à pic, remplaçant les pieds d’éléphant par des jambes de gazelle. Des créateurs comme Roger Vivier, André Ferugia, Salvatore Ferragamo et Charles Jourdan lui donnent ses lettres de noblesse.
Les stars hollywoodiennes Marylin Monroe, Ava Gardner, Jane Mansfield adoptent ce talon sexy, version mule ou escarpin.
Vilipendé dans les années soixante par les féministes pantalon-talon plat (il transforme la femme en objet sexuel…), les médecins (il abîme les pieds) et même l’administration qui l’interdit dans les musées (il marque le plancher), le « talon tueur » (stiletto en anglais) est alors un peu délaissé, réservé aux fétichistes et aux hôtessses de bar. Il revient sur le devant de la scène au début des années quatre-vingt-dix, féminisant les costumes croisés des business women et séduisant les stars.
La loi du talon aiguille se vérifie à tous les coups : il attire le regard de l’homme sur le pied qui monte ensuite le long de la cheville, de la jambe, puis continue son ascension… ! Si à partir de 4 cm il rend la silhouette intéressante, entre 5 à 10cm, il allonge carrément « la perspective ». Au-delà de 10 cm, il semble que ce soit du prodige de pouvoir marcher ainsi équipé ¡
Le talon haut affine la jambe, cambre le dos, projette la poitrine en avant. Au repos, il attire l’oeil. Mais quand il marche, alors là, il traîne derrière lui les regards allumé³ des loups de Tex Avery…
Jupe
Et non, la jupe courte, n’est pas une invention des années 1960.
La jupe courte que la mode allait appeler la mini-jupe, est une jupe dont la longueur n’excède pas au maximum 40 cm.
Vous voilà prévenu(e)s !!!
Les Romains la portaient déjà , vous avez tous vu ces films ou l’on voit les Romains porter le peplum, et les Grecs la toge. Ces « jupettes » étaient d’ailleurs aussi courtes l’une que l’autre. et étaient autant masculin, que féminin.
Il faudra attendre le Moyen-Age pour voir apparaître les premiers – de ce qui allait évoluer à la fin du XIXème siècle – vers le pantalon. Mais au Moyen-Age les hommes ne s’en servaient que pour mettre sous les armures lourdes et rigides de l’époque. De cette époque arrivera, encore que bien plus tard en fait, la démarcation pantalons pour les hommes et jupes pour les femmes, mais le port de la jupe au masculin perdurera au moins jusqu’au XVIIIème siècle et l’avénement de l’époque industrielle.
De nombreuses civilisations ont conservé la jupe pour les hommes de nos jours encore.
En ce qui concerne la jupe courte elle refit son apparition – où plutôt son retour – au féminin, à travers le sport, et c’est aux Jeux olympiques d’été de 1920, que Suzanne Lenglen – France – abandonne le costume usuel de tennis pour une jupe courte plissée(Elle sera médaille d’or, ses mouvements étant beaucoup plus libres et aisés que ses adversaires). Ensuite, le patinage sur glace, en 1924 où Ja Henie, la diva du patinage artistique, se présenta pour la première fois en jupe courte, et grâce à ses mouvements audacieux et libérés du port de la jupe longue fit sensation !
Courrèges a tenté plusieurs fois de créer la mini-jupe entre 1962 et 1964, mais sans succès évident. C’est dans sa collection été de 1965 qu’il expose essentiellement des mini-jupes et des pantalons devenus très courants à cette époque. Courrèges souhaitait que la mini-jupe fasse « jeune »
Les couturiers classiques de l’époque grincent des dents face à l’image que donne Courrèges de la femme telle que Coco chanel. Mais malgré les propos, Coco Chanel, André Fourrères et Mary Quant habillent les mêmes femmes tels que Twiggy, Françoise Hardy, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot et d’autres
C’est donc au milieu des années 1960 et la vague yéyé que la mini-jupe s’introduit dans la garde robe du quotidien et devient l’emblême de l’évolution de l’émancipation des femmes : la jupe courte. Il faut dire que l’apparition des collants, l’année précédente aide beaucoup à ce mouvement, et inversement l’apparition de la jupe courte finit par enterrer définitivement les antiques bas et porte-jarretelles au magasin des souvenirs.
Depuis la mini-jupe a encore raccourci et l’on trouve les ultra-minis qui ne font pas plus de 20 cm cette fois de longueur, s’apparentant plus à µne large ceinture de tissu ! Le port pas toujours très aisé de ce vêtement le rend moins praticable que la mini-jupe classique.
On notera actuellement un mouvement masculin pour le retour de la jupe pour les hommes. Les stylistes de mode affichant régulièrement d’ailleurs des créations à ce propos. Ce mouvement à en croire un sondage de 2005 reçoit une approbation majoritaire tant chez les hommes que chez les femmes ( et encore plus chez les femmes d’ailleurs et ce pour les mêmes raisons qui font préférer aux hommes une femme en jupe… !!). Mais, – et là le sondage s’écroule -, le port à l’extérieur n’est envisagé que par une minorité d’homme, alors que les femmes se montrent plus ouvertes et encore majoritaires.
Il faudra donc encore quelques années de rééducation masculine notamment, pour voir l’homme se réapproprier ce vêtement.
Il semble que la citation de Germaine DE STAEL
Un homme peut braver l’opinion,
une femme doit s’y soumettre.
soit dans le cas présent complétement inversée !
Pantalon au féminin
Le port du pantalon fut acquis âprement. C’est au début du XIXème, avec notamment bien sur, Georges SAND, que les choses commencèrent à se concrétiser !
A noter toutefois que celui ci apparait dès la Révolution Française de 1789, mais compte tenu des évènements il est plus un signal révolutionnaire qu’une réelle prise de possession au féminin, les femmes ayant joué un rôle plus important qu’on ne veut bien le dire dans le déroulement de la Révolution Française.
Sauf que le clergé – encore lui !!! – voyait fort évidemment la chose d’un très mauvais oeil, et le sermont se transforma vite pour les femmes de cette époque en suspicion de lesbianisme. ( Pour le clergé il s’agissait d’une rupture de l’image de la Vierge Marie qui allait entrainer la désacralistation du mariage, et surtout, surtout….. l’impureté charnel.
Comme quoi l’Eglise n’a pas toujours eu honte de se contredire, puisque sa doctrine traditionnnel tient de toute façon la femme comme impure et faible, cette faiblesse de la femme justifiant sa soumission, dogme que l’on retrouve dans toutes les religions monothéiste
Bon, bref, était donc lesbienne une femme portant un pantalon.
BERANGER composa d’ailleurs une petite chansonnette ( aux alentours de 1830)
Changez de sesque c’est fort mal
Quand on n’est plus dans l’ carnaval ;
P’t-être aussi qu’ vous changez d’ manière,
Et qu’aux femmes vous voulez plaire ;
Ce s’rait deux bons goûts à la fois,
J’ vous crois fait’ pour en avoir trois.
Mais, d’queq’côté qu’on vous porte une botte,
Mamselle, ôtez donc, ôtez votre culotte.
Il faut attendre 1909 pour que la loi du 26 brumaire an IX de la République, érigeant le port du pantalon en délit pour les femmes soit pleinement abrogé et modifié par les circulaires en 1892 et 1909 les autorisant à porter un pantalon pour faire du cheval ou du vélo.
Toutefois, par des reliquats d’anciennes morales dont l’institution judicaire toujours aussi frileuse a particulièrement le secret, la Justice en 1930 lors d’un procès opposant la Fédération Sportive contre une entraineuse jugée trop « masculine » par les instances sportives, estimera encore à bon droit pour la Fédération Sportive Nationale d’imposer une tenue en accointance avec le genre.
En ce qui concerne l’école, plus de texte n’étant réellement applicable, celà ressortait des simples réglements intérieurs, et c’est en 1966 que cette prohibition (partielle puisqu’on autorisait alors le port du pantalon…avec une jupe par-dessus) fut effacé des réglements intérieurs.
- Anedoctiquement, on peut remarquer que lorsque les femmes sont allées en masse dans les usines, remplacer les hommes lors du conflit 1914-1918, le port du pantalon était encouragé, les machines fonctionnait souvent à l’époque avec des entrainements par poulies et courroies de transmission, et les ateliers comportait donc de nombreuses roues et volants en mouvements, avec des courroies dans tout les sens. On imagine aisément le danger des robes dans ces conditions !
Soutien-gorge
Il y a deux versions…
Herminie Cadolle, corsetière renommée, amie de Louise Michel pendant la Commune, a voulu libérer les femmes du corset. Elle l’a alors coupé en deux, a ajouté une protection à la poitrine, créé une armature et déposé un brevet en 1889. Elle a inventé le « Bien-être », avec bonnets séparés, appelé corselet-gorge… L’avènement du soutien-gorge, c’est une jeune Américaine, Mary Phelps Jacob, dite Caresse Crosby, qui eut l’idée, en 1913, de fabriquer un soutien-gorge à l’aide de mouchoirs et d’épingles de sûreté. Déposant un brevet l’année suivante, elle tente de le commercialiser. En vain. Elle décide de céder le brevet à l’entreprise Warner’s qui met au point, en 1931, un tissu chaîne et trame, élastique dans les deux sens, qui servira à la confection des premiers modèles. C’est Warner’s encore qui crée les bonnets à profondeur variable (1928), de A à E, les bretelles élastiques et même le bonnet moulé sans couture des années 1970.
Enfin, la naissance du Wonderbra en 1963, imaginé au départ par une société Canadienne, rendra les seins pigeonnants et a marqué toute une génération ! Aujourd’hui le push-up est depuis 1994 la version moderne de ce soutien gorge mythique.
A noter qu’entre les deux, et notamment à la fin des années 1960, le féminisme conquêrant, pur et dur, prit cet accessoire comme particuliérmeent aliénant de la condition féminine et s’en servit comme lance-pierres !!
Mais le confort apporté par son soutien de mieux en mieux ajusté, et par des lignes de plus en plus affinées et gracieuses, respectant le galbe des seins, n’auront pas raison du soutien-gorge qui continuera sa route, et sa présence.
Le soutien gorge est le complément parfait de la culotte, d’ailleurs les deux assortis se nomment une parure, et ce mot est parfait ici, la parure pouvant être composée des trois éléments : culotte, soutien-gorge, porte-jarretelles



c’est bien beau tout ces blabla mais où sont les photos pour les illustrer.
excellent, amusant, plein d’humour, bien documenté
bravissimo !
slt tu me conais pas mais je voulais savoir si tu a des conseils a donner a une amie pour un exposer sur « l’habillement des femmes au moyen age » si oui contacte moi a mon adresse E-mail(barbie-du-67@hotmail.fr