Voir aussi :Docile et Rebelle, partie I
Mais à quoi servent donc ces feuilles roses que tu gribouilles, puisque personne ne les lis, et que tu n’as pas de site internet pour les publier ?
m’a demandé récemment une amie, à qui je faisais part de mes derniers gribouillages.
D’abord, j’aurai pû publier sur internet, mais j’ai bien fait de ne pas le faire, puisque j’avais résilié mon abonnement pendant ma période de déche. Ensuite, celà me permet de refaire des tours sur moi-même quelque temps après, de voir ce qui a changé, pas changé, lui ais-je répondu.
Et bien justement, une fois n’est pas coutume, je réécris sur un sujet que j’avais déjà abordé, me concernant.
Ma propension à une certaine docilitée. Celà s’est-il arrangé docteur ?
Le côté rebelle est lui toujours là, j’ai bien éreinter trois ou quatre patrons potentiels, de 1998 à 2001, dont l’un en moins d’une semaine, en demandant au responsable technique qui tournait dans mes pattes s’il n’avait vraiment rien d’autre à faire par hasard dans son bureau ?
Evidemment, ça n’a pas plû ! J’ais quand même tenu un an dans une petite boîte de rien du tout. Tout de même, je trouve là que tout va pour le mieux. Bon, je reconnais que le boss était sur Dijon, quand nous nous travaillions sur Lyon ! Ca aide aussi !!
Sur le côté de la docilitée, à la même question du docteur, je répond avec fougue : oui, oui, oui !
Et je nuance de suite !
Il est vrai que j’ai vidangé moins de voitures, changé moins de plaquettes de freins, en ais moins lavées. J’ai également fait moins de peintures ou de tapisseries, moins d’électricité aussi. Même le dépannage informatique est allé en diminuant.
Il y a du mieux !
Mais il faut dire que je viens de traverser une période où mes ami(e)s étaient nettement moins nombreux(ses) aussi. D’ailleurs, histoire d’être désagréable tout de même – il faut bien l’être un peu, parfois -, ce sont mes amies qui sont moins nombreuses, généralement ce sont elles les plus demanderesses. Les amis ça n’osent pas, c’est des z’hommes eux !!
Bon, d’accord, j’ai dû encore refaire une cuisine, ça je m’en souviens, poncer un parquet sur 20.M2, teinte y compris, et deux ou trois bagnoles par ci par là.
Mais j’ai eu aussi plus de contre-parties. Depuis des courses à l’hypermarché, jusqu’à plusieurs repas assurés (pour le parquet notamment). C’est sans doute ma situation précaire qui incitait à ses petits gestes sympathiques. J’avoue que je ne demandais toujours rien en échange moi, par contre, on ne se refait pas. Ca me gêne ! Et même que j’avais l’impression d’être payé pour le faire, ça me déplaisait, ça me donnait envie de faire encore mieux, sinon plus.
Et voilà le problème donc : on ne se refait pas !
On aura beau dire, on aura beau faire, je suis prédisposé ainsi ! Sans doute m’a t’on beaucoup rabâché quand j’étais…petit garçon (?) qu’il fallait être gentil, serviable, disponible et tutti quanti ! J’en ai acquis l’éternet prédisposition féminine de la docilitée souriante.
Je suis resté ce petit garçon de ce point vue, et quand on me demande quelque chose, et bien j’enlève mon chapeau et je dire bonjour à la dame et puis voilà. !
Je me suis surpris dernièrement à avoir deux week-end de suite des Pc chez moi à dépanner, pour cause de problème insoluble sur place, et compte tenu du temps déjà passé il était plus commode de faire les manipulations chez moi. Mais je me suis promis que le week-end d’après je n’aurais pas de machines à dépanner !
Ah, comme quoi !! Je progresse.
Le bon gros chien – mon signe zodiacale chinois – qui sommeille en moi c’est sans doute un Saint-Bernard, j’y peux rien.
Et j’ai plongé dernièrement dans le désespoir une très bonne amie avec qui je discutais de tout celà et qui me disait :
Mais tu ne te rends pas compte que tu deviens un esclave à force de tout accepter, de ne rien refuser ?
Ce à quoi, mon bon sens imparable, et la certitude de ma position, à fait répondre cet argument qui a failli la faire sangloter :
Il n’y a pas plus esclave qu’un esclave consentant.
Docile et Rebelle, II
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