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Des pavés sur la route

  • Publié le : 23 octobre 2009

En début d’année, en mars exactement, je me demandais ici même sous quel étoile j’étais née. En cette année qui se termine désormais, la question reste on ne peut plus d’actualité.
Un bloc de béton sur la voie du milieu de l’autoroute  a stoppé net mon trajet me conduisant à mon rendez vous pour ma SRS (sex reassignement surgery).
Une traverse en béton, ou quelque chose dans le genre, il faisait nuit, ça ne pardonne pas, et après une violente embardée qui vit la voiture décoller de la route puis retomber lourdement, il fallu se faire remorquer, évacuer de l’autoroute, et remonter en train. Heureusement que la voiture a pris l’objet bien au milieu, entre les deux roues….
Rendez vous raté, rendez vous reporté, et bien évidemment intervention chirurgicale reculée.
D’après le secrétariat le nouveau rendez vous pourrait se situer en décembre.
En début d’année, en janvier exactement, j’étais dans l’angoisse de sérieux ennuis de santé. La libération de cette angoisse ne devait intervenir que mi-février, après un examen pour le moins assez désagréable.
Comme je ne vous dis pas tout, j’ai commis peu de temps après tout celà un vertige positionnel, dit bénin (VPPB), conduisant en septembre à un examen approfondi de l’état de l’oreille interne droite.
Là le résultat est mi figue, mi raisin, puisqu’il existe un léger différentiel s’agissant de la maîtrise de l’équilibre (les oreilles internes sont le centre des informations de l’équilibre pour le cerveau), entre l’oreille droite et gauche, conduisant à l’apparition de ce type de vertiges. Et on aurait pu en rester là…
Las !! L’ORL a adressé à ma généraliste une longue lettre (que j’ai reçu en copie, je déteste que ces gens là écrivent dans mon dos, sans avoir moi-même copie des échanges), signalant la nécessité d’un IRM cérébral en cas de récidive dans un délai relativement rapproché, c’est à dire inférieur à six mois ! La relative proximité d’une paralysie facile droite en octobre 2008 semblait également ennuyer le praticien et l’incitait à cette prudence.
Pari tenu !!
J’ai fait une récidive de vertige en moins de six mois, avec aller gratuit aux urgences en ambulance ! J’ai donc gagné l’IRM, et c’est le 30 octobre, en fin de journée que je passe celui-çi.
Trois solutions : soit les vertiges sont d’origine centrale , soit ils sont d’origine latérale droite, soit il n’y a rien ni en centrale ni a droite, et je garde mes vertiges épisodiques dûs au différentiel d’équilibre existant entre les deux oreilles. Car au taux que j’ai, les ORL n’intervienne pas chirurgicalement, puisque les interventions ne permettent pas de descendre en dessous des valeurs que j’affiche. Donc suffisament pour être ennuyé régulièrement, insuffisamment pour être traité définitivement !
Le bonheur, quoi  ! J’en suis presque à souhaiter la découverte d’un quelque chose de pas bien à droite ou en centrale, histoire de me débarasser de ces sensations vetigineuses. Mais ce souhait ressemble étrangement au choix entre la peste et le choléra, tout en soupesant la question de savoir s’il vaut mieux une petite peste qu’un bon choléra….
Et puis, il y aurait de quoi dire sur le début d’année 2008, et la mise en route de la transition, cette surveillance hépathique soutenue, ce VIH que l’on me soupçonne immanquablement depuis trente ans désormais, ce qui finit par devenir lassant !
Il y aurait de quoi dire sur la fin d’année 2008, cette paralsysie faciale survenant une semaine avant une FFS, et lorsque la paralysie s’estompa, le nouveau blocage pour le soupçon de porphyrie.
Il y aurait de quoi dire sur le redémarrage de ces examens pour une FFS,  s’achevant dans un bloc opératoire, le matin même de l’intervention programmée, parce que la sécurité sociale a téléphoné qu’elle rejetait la demande, et que le chirurgien n’en a parlé à personne   !
Il y aurait de quoi dire sur ces trucs que l’on me découvre régulièrement, et qui pourrait se rattacher à la coeliaquie prise si tardivement en charge, obligeant ma docteure à la plus grande prudence, et m’envoyant tout les six mois passer des examens un coup pour çi, un coup pour ça !
Il y aurait de quoi dire sur cette lassitude qui m’empare, ce ras le bol, ce trop plein d’avoir toujours des choses pas nettes à droite à gauche, d’avoir toujours sur le parcours de ma transition, un obstacle qui survient, et qui fait reculer encore et encore le moment ou je serais moi.
Et quand l’obstacle prend la forme d’un bloc de béton échoué sur une voie d’autoroute, il m’arrive alors de me dire que je suis maudite.

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2 Comments on Des pavés sur la route

  1. Louise

    « il m’arrive alors de me dire que je suis maudite. »….
    De là on peut arriver à la paranoïa… ce qui ne serait pas mieux !
    Quand Air France m’a laissée en rade à Roissy fin Octobre 2007, alors que je devais être opérée à Montréal quelques jours plus tard, j’ai eu aussi tendance à penser ça…
    Que quelque part, une « volonté supérieure » m’empêcherait d’arriver au bout…
    http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier/sorties2007/0710et11montreal.htm
    Heureusement, on arrive TOUJOURS au bout ! Même si ça et là, quelques relents de la bêtise humaine (surtout lorsqu’elles ont l’odeur de la « justice ») peuvent toujours nous perturber les narines…
    Dommage.. mais ça ne nous empêche pas d’aller au bout…
    Bises
    Louise

  2. ventdusud

    Laure
    que de courage et de volonté tu montres pour arriver à ton but

    mais que d’embûches rencontrées sur ton parcours

    Ne baisse pas les bras, la roue tourne tu y arriveras

    bises

    Vent’

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