Il est absurde de déterminer le monde en bipolaire pour ce qui a trait aux caractères humains. Tant que l’on en reste à la notion de définition comme pour le bien et le mal, il n’y a pas de problème, idem pour le gentil et le méchant, pour le généreux et l’avare, etc…
Mais dès lors que l’on applique ces traits à la personnalité humaine, il y a évidemment de forte probabilité de se planter. Je ne crois pas qu’une personne puisse être exclusivement méchante, ou avare, ou incarner à elle seule le mal absolu. La nature humaine ne souffre pas de ces jugements à l’emporte-pièces qui qualifierait une personne parce que telle serait son trait dominant.
Dominant, nous y voilà !
Voici un domaine, où le clivage est relativement net, pour beaucoup de personnes. On est soit dominant(e), soit dominé(e). Cette notion est parmi celle des plus répandus. La premère vision de la société nous y invite. Il y a le patronat – dominant – et le prolétaire (au sens du mot et pas au sens Marxiste du terme) – dominé-. Mais cette vision se déplace aussi sur d’autres groupe, et il en est également ainsi de la situation homme/femme. Le pire est atteint dans cette vision courante de la société, et concourre à mon sens, à cette incompréhension de l’autre genre, encore que le terme d’incompréhension soit ici mal utilisé, je devrais plutôt dire concourre à la pré-disposition ou pré-indisposition qu’on le masculin et le féminin à avoir des rapports équilibrés, hors ces contingences inconscientes, mais pesantes. En effet, dans cette classe homme/femme le pouvoir serait patriarcal (dominant sur les femmes), alors que la vie courante ou macro-économique si l’on accepte cette notion ici, serait matriarcal (domination des femmes sur les hommes…qui se feraient mener par le bout du nez !).
Je reviens sur les deux aspects.
Evidemment, il est clair que lorsqu’on regarde autour de nous, le pouvoir politique, le pouvoir financier, les entreprises sont principalement le fait des hommes. Encore que quelques patronnes de grandes entreprises existent aussi, mais restent discrètes (Meg Whitman de Ebay, Anne Mulcahy de Xerox, Brenda Barnes de Sara Lee, Oprah Winfrey et Andrea Jung d’Avon, Brigitte Herbomez, D.G. de Wim Bosman France, Mercedes Erra, Présidente de BETC Euro RSCG, et j’en passe…), et celles dirigeant une petite ou moyenne entreprises sont encore plus nombreuses. Mais les mentalités ont la vie dure ! Ceci suffit-il donc à affirmer ou concevoir la société comme patriarcal ? Alors que le réel essor de la femme est encore relativement récent, peut-on en moins de 50 ans espèrer plus ? Et ne peut-on pas en cinquante ans surtout, commencer à voir la configuration sociale autrement que sous cet angle réducteur et anxyolithique ?
Anxyolithique puisque l’intégration de cette notion va entraîner un sentiment de surpuissance pour le masculin et un évitement pour le féminin, l’un voyant l’autre uniquement au travers du prisme de la sexualité, – que voir d’autres dans cette vision réductrice des rapports ? – et donc un objet sexuel à même de satisfaire ses désirs, l’autre se voyant comme sujet de concupiscence permanent.
Dans cette vision du monde patriarcal, l’éducation est le principal foyer l’alimentant.
Or celle-ci reste encore principalement axée sur la prise de risque au garçon et la (sur)-sécurisation à la fille, peut-on donc envisager à ce jour mieux que ce qu’il y a actuellement ? Avant de définir ce clivage idiot ne convient pas de redéfinir dans les têtes tout un ensemble de comportements et d’attitudes inconscientes mais dévastatrices pour un avenir à prendre à pleines dents ?
Et sur l’autre aspect, qui – et il faut le noter – est peu flatteur tout de même, – tant pour les hommes que pour les femmes, mais celles-ci en ont une certaine habitude – sur cet autre aspect donc je reste pantois !!
Voilà donc de braves bonshommes qui se feraient mener par le bout du nez, inconsciemment le sauraient, l’accepteraient donc, et…en redemanderaient !! Mais où est donc passer l’ardeur guerrière et vindicative de ces turbulents va-t’en-guerre ? Là encore, la religion peut permettre une amorce d’explication. L’homme a toujours été un peu balourd, on le sait depuis que pas finaud, il a croqué la pomme, présentée par la belle Eve, qui associe à la ruse du serpent, la morsure sournoise à la cheville. Là voilà l’explication ! Depuis la nuit des temps donc, les femmes sont cette variété d’humanoïde compensant une faiblesse de la force physique par une malignité et une ruse que les Sioux eux-mêmes en deviennent tout pâles ! L’homme lui est cette variété pataude, un peu benête et pas fute-fute pour deux sous. Il y a des concepts qui ont la vie dure !!!
Je suis nettement plus pragmatique, et je pose que cette vision là provient essentiellement du fait que les hommes seuls se sentent généralement perdu, puisque ce qui leur manque en fait c’est pas tant une femme qu’une mère protectrice dans les bras de laquelle il viendront raconter leur misère et leur bobo. Et encore, je ne parle pas de la ménagère, la cuisinière, la lingère et autres gracieusetés du même acabit !! J’exagère peut-être un peu.
Malheureusement, c’est un peu, et m’en tenant à celà, force est de reconnaître que de ce côté là les femmes sont bien plus matures que les hommes.
La preuve ? C’est qu’elles ont beaucoup mieux intégré la notion d’équivalence, (je n’aime pas dire égalité qui me parait trop symétrique, alors qu’il n’y a pas symétrie entre les genres), et non pas parce que cette notion serait à leur avantage, mais tout simplement parce que c’est évident.
Curieuse vision que celle bipôlaire des gens et du monde
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