Car entre les deux genres, il existe des variantes, comme l’a récemment montré le cas Caster Semenya, championne du monde du 800 mètres féminin en août 2009 puis déclarée hermaphrodite (lire ci-dessous). Pour désigner ces variantes, le corps médical a adopté, en 2005, l’appellation très thérapeutique de «trouble du développement sexuel» (DSD, pour Disorder of Sex Development). Avant, on parlait d’hermaphrodisme.
Ni homme ni femme: entre deux
Car entre les deux genres, il existe des variantes, comme l’a récemment montré le cas Caster Semenya, championne du monde du 800 mètres féminin en août 2009 puis déclarée hermaphrodite (lire ci-dessous). Pour désigner ces variantes, le corps médical a adopté, en 2005, l’appellation très thérapeutique de «trouble du développement sexuel» (DSD, pour Disorder of Sex Development). Avant, on parlait d’hermaphrodisme.
La chute des murs…
Que n’entend on parler en ce moment de chute de mur…
Bien sur la référence c’est le mur de la honte, le mur de Berlin, la séparation du bloc de l’Est et de l’Ouest, la symbolisation de la guerre froide, la si célébre déclaration du président Kennedy, dirigeant alors les Etats Unis en juin 1963 : « Ich bin ein Berliner ! », - nous sommes tous des Berlinois -, et dans cette instant d’euphorie, nous oublions qu’il existe la grille qui sépare le Mexique de l’eldorado des Etats Unis, longue de 1.100 kilomètres et sous surveillance des « border patrol« , tout au long de la frontière commune avec le Mexique, le tout sous influence d’un racisme plus ou moins latent ou plus moins avoué, comme on voudra. C’est aussi le mur de protection dressé par l’état d’Israël face à ce qui est refusé d’être reconnu comme un état Palestinien, se contentant d’être « une autoritée », et coupant de maigres terres fertiles en deux, sans aucun souci du sort des populations et des villages soudain placés d’un coté ou de l’autre de la barrière.
10 octobre ce sera l’Existrans 2009

Pour sa 13ème marche qui aura lieu le samedi 10 octobre 2009 à 14h au départ du métro Jourdain, l’Existrans interpelle le Ministère de la Santé. Dans un contexte politique de réforme, les associations LGBT s’inquiètent quant à la continuité de la prise en charge et la considération des personnes Trans’ et intersexué.e.s.
L’Existrans aura également lieu dans les villes suivantes : Ankara – Barcelone – Berlin – Bilbao – Bogotá – Bruxelles – Buenos Aires – Campinas – Caracas – Mexico – La Corogne – Saint-Sébastien – Vitoria-Gasteiz – Grenade – Las Palmas de Gran Canaria – Lille – Lima – Lisbonne – Londres – Madrid – Montréal – Quito – San Francisco – Cali – Santiago du Chili – Saint-Jacques-de-Compostelle – Valence – Saragosse
Appel intégral de l’Existrans à cet emplacement : http://www.existrans.org/
L’EXISTRANS, marche des trans. et des intersexes
L’EXISTRANS, marche des trans et des intersexes aura lieu le samedi 11 octobre à 14h, métro Belleville
( Parcours : Belleville > Beaubourg / Horaires : 14h->16h )
Il y a onze ans que nous marchons, et depuis onze ans rien n’a changé.
Certains pays (la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, L’Espagne, la Hollande, le Népal) ont adapté leurs législations à la transidentité. Même si ces aménagements sont loin d’être parfaits, ils témoignent d’une volonté totalement absente en France. Les réponses de la France à la question trans sont l’immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris.
Dans notre communauté, la majorité fait face, bénéficie d’une vie professionnelle.
Mais pour les autres, pour trop d’autres, c’est la précarité et le non-emploi, un taux de VIH qui double celui des gays, le travail sexuel non choisi, les violences subies rarement prises en compte par la justice…
D’un point de vue médical, légal ou éducatif, tout reste à faire.
La médecine
Que ce soit le chirurgien qui opère un bébé né intersexué ou le psychiatre qui s’attribue le droit de dire si une personne est trans ou pas, le pouvoir médical nie trop souvent la parole et les droits des trans et intersexes. Seul un rapport de confiance entre le médecin-psy et les personnes concernées, qui allie information médicale donnée et prise en compte des contraintes, peut permettre d’améliorer les choses. Le psychiatre devra être librement choisi par la personne trans, sans avoir de droit de veto sur le choix de la personne. Prochainement la Haute autorité de santé (HAS) doit soumettre un projet au sujet de la prise en charge des trans au ministère de la santé. Sans avoir réalisé d’études épidémiologiques et statistiques sur les traitements hormonaux prescrits aux trans et intersexe, ou sur les interactions des antirétroviraux avec d’autres pathologies, il est difficile d’imaginer un projet sérieux et réfléchi. D’autant que le point central de ce projet prévoit des centres experts dont le fonctionnement ressemble fortement à celui des équipes actuelles. Si expertise il y a, elle n’est certainement pas entre les mains de quelques soi-disant spécialistes mais bien entre les mains des personnes trans et intersexe elles-mêmes, et l’usagerE doit avoir le mot final sur l’hormonothérapie et les opérations.
Les lois
Faire correspondre son identité sur les différents papiers administratifs reste une priorité dès lors qu’on souhaite avoir une activité professionnelle. Des évolutions doivent être mises en place : la mention de genre devrait pouvoir être changée, conservée ou supprimée à la demande des personnes. Idem pour le numéro INSEE (Sécu) dont le 1er chiffre devrait pouvoir être modifié ou supprimé. La modification de l’état-civil via une procédure administrative doit être simplifiée, sans recours à des expertises extérieures et sans contraintes de délais ou de modifications corporelles spécifiques.
Ces évolutions administratives ne pourront se faire que si les discriminations à l’égard des trans et des intersexes sont reconnues et combattues :
maintien des droits parentaux pour les trans déjà parents,
arrêt des répressions à l’encontre des travailleuses et travailleurs du sexe par l’octroi de statuts et de droits ;
mise en place de dispositifs d’insertion socio-professionnelle ;
prise en compte de la spécificité trans et intersexe et des risques que ces personnes encourent dans les espaces non-mixtes : milieu carcéral, piscines, logements étudiants, etc.
intégration de la discrimination liée à l’intersexualité et la transidentié dans les critères d’asile politique, tout comme dans les divers textes de lois destinés à prévenir les discriminations (code du travail, HALDE, loi sur la presse, etc.)
L’Éducation
Chaque individu construit son genre qui doit lui être personnel, malgré les normes que nous impose la société. Nous demandons la formation, en partenariat avec des associations trans, de tous les personnels médicaux, administratifs et pédagogiques aux problématiques trans et intersexes. Parce que les trans et les intersexes sont confrontés avant tout à l’incompréhension de la société à laquelle ils appartiennent, parce qu’ils sont, dans de trop nombreux cas, en échec scolaire, parce que les violences urbaines naissent de l’ignorance, nous demandons que la transsexualité soit abordée, de la même manière que l’homosexualité, dans le cadre des cours d’éducation sexuelle.
Notre colère est à la mesure des discriminations dont nous souffrons.
Des manifestations similaires auront lieu à Bruxelles, Madrid, Lisbonne, Corunha, Donosti, Bilbao, Gasteiz, Saragosse.
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