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Le photophore qui parle

  • Posted on 5 décembre 2009

photophore qui parleC’est très perso ce que je vais vous raconter aujourd’hui, mais après tout ce petit blog est très perso, alors pourquoi mon photophore qui parle n’y aurait pas place ?
Ah oui, vous avez bien lu, ce n’est pas un photophore tout à fait ordinaire. Celui-çi, il parle. Il ne sait pas beaucoup de mots, mais il en dit quatre. Toujours les mêmes, uniquement quand je le regarde d’ailleurs. Uniquement à moi aussi, car d’autres personnes l’ont vu et elles n’ont rien entendu .
En fait, il y avait eu un précédent. Deux !
D’abord, le coming out, où après avoir tant tergiverser de mon côté, je recevais un oui, clair et franc.
Ensuite ça a été des petits Maneki Neko, trois dans un tout petit sachet de jute clair. Ils servent à conjurer le sort, et attirent le bonheur ou la prospérité. Concernant le bonheur, j’aurai des besoins…
C’est une autre histoire, il faut toujours que je mélange tout !
Durant mon séjour à la clinique pour la réduction du cartilage cricoïde (pomme d’adam) et les cordes vocales, je les avais amenés, et ils étaient sur ma table de chevet à gauche, juste à côté de Gribouille, qui par ses odeurs me rappelle des lieux et des moments familiers. Gribouille c’est une toute petite peluche marron, un petit n’ours avec les petits bras écartés et un noeud à carreaux rouge et noir autour du cou.
Dans l’histoire du photophore qui parle, que je vous conte, les Maneki Neko ont également pesé leurs poids. Ils m’avaient jeté le trouble, mais la réception par vois postale, si elle dénotait une pensée certaine, manquait du contact humain dans le geste, l’enveloppe bulle avait non seulement protégée les petits chats du bris, elle avait aussi amortie la portée effective du geste. 
Car le photophore lui, est venu carrrément à moi, dans la chambre de ma clinique, et du coup ce n’est plus un objet inanimé, vous comprenez ?
Il parle, ce photophore. Je vous assure, il parle. Quatres mots je vous ais dit, toujours les mêmes, et il n’y a que moi qui les entends.
Et hier, dans ma chambre encore, en le regaedant, en l’écoutant, mes yeux ont coulé.
Ces mots je ne les aies jamais entendus, et j’en ais été très souvent peinée. Mais aujourd’hui, ça n’a plus d’importance.
Il n’y a pas beoin que les choses soient forcément dites à haute voix. Parfois, les gens ne peuvent pas, ne savent pas, ne saisissent pas l’occasion de le faire. Et puis, il ne faut pas oublier ce que disait le Renard au Petit Prince de Saint Exupéry, « l’essentiel est invible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur »

C’est aussi ce que me dit ce photophore magique qui parle, mais que vous, vous n’entendriez pas.

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AU revoir Macha, et merci…..

  • Posted on 1 mai 2009

Macha Beranger
Sur France Inter, elle a animé l’émission Allô Macha, de minuit à deux heures du matin, durant de longues années.

Il s’agissait d’une émission nocturne de « dialogue intime avec les auditeurs ». Les auditeurs, au téléphone, y confiaient leur mal de vivre, leur solitude, leurs joies, leurs peines. 

Je n’ai jamais appelé Macha, je l’ai par contre beaucoup écouté, de mai 1981 à janvier 1982, puis de nouveau sur une période qui va de 1995 à 1998 environ. J’écoutais dans le silence de la nuit, sa voix rauque et chaude que trahissait l’abus de cigarettes, qui m’a souvent accompagné, moi qui faisais partie alors des « sans-sommeil », comme elle disait. J’y ai entendu des douleurs parfois plus fortes, plus violentes encore que les miennes. Comparaison de la misère, de la souffrance non pas à visée voyeuriste, mais parce qu’elle me permettait de me considérer comme encore pas trop mal loti. J’y ai entendu aussi des rayons de soleil, des bonheurs parfois très simples mais très profond.

Et pourtant, je l’ai écouté dans de sacrés conditions, parfois, Macha !

Merci pour ces nuits passées ensemble, mon oreille collée au transistor.

Au revoir Macha….

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Il faut que tu me pardonnes…

  • Posted on 29 avril 2008

Cet article, je l’ai écrit avant celui-ci Fallait-il donc la goutte d’eau ? et je l’ai réservé jusqu’à aujourd’hui à la personne concernée. Il a été rédigé dans une période qui marque la fin de ma sécurisation.
Si je le sors aujourd’hui sur mon blog, c’est pour rendre hommage devant tout mes visiteuses et visiteurs, qu’ils sachent que dans l’ombre des personnes ont oeuvrées, pour me faire  arriver doucement là ou j’en suis aujourd’hui.
L…..   est l’une d’elle,

 

A L…..,

Il faut que tu me pardonnes de t’avoir fait subir mes outrances,
Il faut que tu me pardonnes de t’avoir parfois tant accablée,
Il faut que tu me pardonnes mes instabilitées, mes inconsistances,
Qui me rendent si difficiles à cerner, si imprévisibles,
Et qui te faisaient peur parfois,
Je crois bien qu’il n’y a pas qu’à toi.
Il faut que tu me pardonnes encore de n’avoir pas su recueillir
Pleinement, ce que tu étais capable et en mesure de m’amener
Je n’en ai saisi que trop peu de miettes,
Gaché par des exigences idéales innateignables pour toi,
Et tu avais toute à fait le droit de ne pas « en vouloir » davantage.
Et si je peux, dans un coin de ta mémoire, demeurer comme
Malgré tout, un bon souvenir, de bon moment,
De ne pas être taxé de fou, de folle, de maso, de je ne sais quoi,
Alors, je serais alors malgré tout heureux, de savoir que quelque part
En France, à E…, aujourd’hui, comme pour d’autres à I….,
Ou à L….,
Je suis tapi au fond de toi, et que ce que je suis
T’aura alors tout de même sinon intéressée profondémment,
En tout cas interpellée.
Oui, L…., je t’ai apprécié
Tu m’as beaucoup aidé
Rassurée,
Rendu ce travail pour lequel je ne suis pas fait
Supportable
Tu as su, comme A… avant,
Dissimuler mes insuffisances professionnelle
Moi qui ne suis pas assez constant pour assurer sans faute
Ce drôle de métier, si valorisant, et si dévalorisé,
Par ses propres acteurs.

Merci.

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Malheur aux pauvres….

  • Posted on 23 juin 2007

Là Jean GABIN dans « La Traversée de Paris » (dialogue Marcel AYME) s’exclame dans une scène marquant ayant lieu dans un bar « salaud de pauvres… », Jacques VERGES, nous livre « Malheur aux pauvres », face à l’institution judiciaire, qui n’a de Justice bien souvent que le nom, il suffit de fréquenter un tant soit peu les prétoires pour rapidement s’en rendre compte.

Couverture du Livre

Malheur aux pauvres…. – continue reading…

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Le Petit Prince

  • Posted on 16 juin 2007

Saint-Exupéry a réussi le tour de force d’écrire un livre qui soit à la fois un magnifique conte pour les enfants, et une magnifique réflexion sur ce que nous sommes dans ce monde d’adultes.
JE l’ai lu des dizaines de fois, à chaque fois, je découvre encore quelque chose, à chaque fois, je suis touhée par la beauté de ces mots, si simples, pourtant.
Pour de mystérieuses raisons, il n’était plus dans ma bibliothèque, cette absence fâcheuse est réparée, et je l’ai même acheté… deux fois !

Couverture du livre

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Gentille….

  • Posted on 24 mars 2007

Je suis effarée du nombre de femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ou durant TOUTE leur vie, se sentent OBLIGEES d’être « gentilles », dévouées, tendres, douces, dociles, raisonnables, patientes, conciliantes, maternantes, consensuelles.

Pas question de nature ! Nous ne naissons pas avec le gène de la docilité gracieuse. Rien n’est pire que cette geôle dans laquelle depuis notre plus tendre enfance l’éducation patriarcale judéo-chrétienne nous tient prisonnières moralement.

Je ne parle pas du plaisir de faire plaisir, ponctuel, par humanisme, tendresse ou amour, inhérent à chaque individu en dépit de son genre : mais de cette obligation de douceur-sagesse-raison-souriante qui dicte nos comportements dès l’enfance.

Gentille…. – continue reading…

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Qu’avez vous fait pour les autres ?

  • Posted on 20 janvier 2007

Qu’avez vous fait aujourd’hui, sinon cette semaine
Ce mois, pour les autres ?
Je ne parle pas de vos ami(e)s, de votre proche, non,
Je parle des autres au sens large,
Ceux que vous ne connaissez pas
Mais que vous croisez dans la rue,
La famille laminée quand les deux sont au chômage,
La femme seule qu’elle soit soit seule,
Ou avec son ou ses enfants, sans emploi,
Le mâle dans la même situation,
L’ex taulard libéré la veille qui n’a rien pour redémarrer,
Le toxico conscient de sa déchéance,
Qui ne trouve pas la bouée pour décrocher,
Qu’avez vous fait pour les autres ? – continue reading…

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Discours de Robert BADINTER

  • Posted on 11 juin 2006

Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j’ai l’honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France.

…/…

La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l’esclavage, ce crime qui déshonore encore l’humanité.

Il se trouve que la France aura été, en dépit de tant d’efforts courageux, l’un des derniers pays, presque le dernier – et je baisse la voix pour le dire – en Europe occidentale, dont elle a été si souvent le foyer et le pôle, à abolir la peine de mort.

Pourquoi ce retard ? Voilà la première question qui se pose à nous.

Ce n’est pas la faute du génie national. C’est de France, c’est de cette enceinte, souvent, que se sont levées les plus grandes voix, celles qui ont résonné le plus haut et le plus loin dans la conscience humaine, celles qui ont soutenu, avec le plus d’éloquence, la cause de l’abolition. Vous avez, fort justement, monsieur Forni, rappelé Hugo, j’y ajouterai, parmi les écrivains, Camus. Comment, dans cette enceinte, ne pas penser aussi à Gambetta, à Clemenceau et surtout au grand Jaurès ? Tous se sont levés. Tous ont soutenu la cause de l’abolition. Alors pourquoi le silence a-t-il persisté et pourquoi n’avons-nous pas aboli ?

Discours de Robert BADINTER – continue reading…

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Le Mariage

  • Posted on 7 février 2006

Texte de Kahlil GIBRAN
In « Le Prophète »

Alors Almitra parla encore, elle dit ’Et qu’en est-il du Mariage, maître ? Et il répondit :

Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez à jamais.
Vous serez ensemble quand les ailes blanches de la mort
Disperseront vos jour.
Oui, vous serez ensemble même dans le souvenir silencieux de Dieu.
Mais qu’il y ait des espaces dans votre harmonie,
Et que les vents des cieux dansent entre vous.

Aimez vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour un lien :
Qu’il soit plutôt une mer qui ondule entre les rives de vos âmes.

Remplissez la coupe de l’autre,
Mais ne buvez pas à une seule.

Donnez vous l’un l’autre de votre pain,
Mais ne mordez pas à la même tranche.

Chantez et dansez ensemble ; et amusez vous,
Mais laissez-vous, l’un l’autre, être seul.
Comme les cordes d’un luth sont seules
Bien qu’elles vibrent de la même musique.

Donnez votre coeur, mais n’en faites pas le bien de l’autre
Car seule la main de la Vie peut contenir vos coeurs.

Et restez ensemble, mais pas trop près l’un de l’autre,
Car les piliers du Temple sont séparés,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l’ombre de l’autre.