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Transexualisme, histoire d’un mythe

  • Posted on novembre 22, 2008 at 0:00

Transexualisme : Histoire d’un mythe, éléments d’une mystification

Annales de Psychiatrie, 1989, 4, n°4; 345-346

 Résumé :

Clinique et linguistique concourrent à préférer au terme ambigu de Dysphorie de genre celui de transsexuel, ou mieux, de transexuel, traduction du passage d’un sexe à l’autre où le vœu de transformation se fond dans l’inadéquation entre sexe biologique et identité sexuée.
Le mythe de Cænus, femme métamorphosée à sa demande par Poséidon en un homme invulnérable, idéal masculin puissant et viril, d’un orgueil bientôt démesuré, rend compte du modèle exemplaire du transexuel, dont le désir chimérique est d’être non un homme – ou une femme – mais L’Homme, mâle et fort, ou La Femme, belle et pure. Humainement, changer de sexe est impossible comme devenir un pur esprit, et l’opération mutilatrice ne conduira qu’à une impasse.

Brève histoire du traitement médical du transexualisme…

  • Posted on at 0:00

A la lecture de cet article, qui a pour titre Examen anatomo-pathologique de l’encéphale d’un dément précoce mort au cours d’une électro-narcose 23 mois après une lobotomie, il est permis de considérer que le dément précoce en question serait aujourd’hui considéré comme un transexuel : les critères diagnostiques essentiels de la dysphorie de genre sont présents.

A ce terme kræpelinien de dément précoce était d’ailleurs déjà très largement préféré celui de schizophrène (terme que l’on doit à Bleuler et qui l’a depuis remplacé).

Pourquoi, devant le tableau clinique présenté par ce jeune homme, avoir porté ce diagnostic de psychose ?

Jusque dans les années 1970 ou 1980, la conviction exprimée par une personne d’être de l’autre sexe, pour dire les choses simplement, était généralement considérée comme délirante au sens psychiatrique du terme, et relevait donc d’une schizophrénie ou d’une autre psychose délirante chronique.

En ce temps-là, l’homosexualité et le travestisme étaient des perversions sexuelles.

Acte transphobe, Paris 12/10/2008

  • Posted on octobre 25, 2008 at 0:00

Parce qu’en France, rien n’est fait pour faire connaître la dysphorie de genre, le problème des intersexuéEs, les étapes d’une transition Mtf ou FtM, des actes de violence se produisent.

Communiqué

Le dimanche 12 octobre 2008 au soir, soit le lendemain de la marche Existrans, Shyne a été pris à partie par une demi-douzaine de personnes, subissant dans un premier temps des insultes. En entendant le son de sa voix, les individus ont émis des insultes portant sur l’apparence masculine de Shyne et sur sa voix peu grave. L’ayant reconnu comme l’une des personnes qui ont manifesté la veille pour l’Existrans, ils l’ont ensuite passé à tabac. Shyne a été déclaré en incapacité totale de travail de 2 mois renouvelable, et a 2 côtes cassées et 22 points de sutures.

 

Cette agression est un acte de transphobie. La transphobie est une oppression spécifique qui touche les personnes non conformes au système de genre binaire et figé qui assigne les individus au genre soit masculin, soit féminin. La transphobie touche : les personnes androgynes, les garçons efféminés, les filles masculines, les FtM (Female to Male), les MtF (Male to Female), les personnes intersexes, les personnes qui ne s’identifient et ne sont perçuEs ni comme homme ni comme femme, les personnes transsexuelles, et les personnes transgenres.

La transphobie a des conséquences concrètes : elle fait de l’espace public un espace toujours potentiellement dangereux, elle invisibilise les personnes trans’ en rendant difficile d’avoir une existence sociale dans son genre d’élection, et elle peut amener en retour les personnes trans’ à se replier sur soi, à avoir peur de se visibiliser et à demeurer encore plus isoléEs.

Etre victime de transphobie, c’est avoir des difficultés à retirer un paquet à la poste, c’est être clandestin dans son propre pays parce que ses papiers ne correspondent pas à son identité, c’est avoir des difficultés à être employéE, à trouver un logement, c’est faire d’un banal contrôle de titre de transport l’obligation d’étaler sa vie privée, c’est se sentir en danger dans la rue et face aux policiers, c’est subir des violences symboliques voire physiques, au quotidien, et être soumisE à la mainmise des psychiatres, seulEs habilités à juger du bien-fondé de notre identité et de notre existence.

En France, la transphobie n’a pas d’existence juridique, et la seule autorité compétente, la Halde, a certes des prises de positions favorables aux victimes de transphobie, mais qui ne sont fondées sur aucun texte juridique, d’où le caractère fluctuant et singulier de ses avis.
Pourtant la transphobie existe, c’est pourquoi nous exigeons :
- l’inscription de la discrimination de genre dans la loi (Code civil, Code du travail, Code pénal…)
- la facilitation du changement d’état civil
- une véritable politique de lutte contre les discriminations fondées sur l’identité de genre
- une politique d’éducation et de prévention généralisée sur la transphobie et les identités trans’
- l’institutionnalisation de la lutte nécessaire contre le binarisme et l’hétéronormativité, afin de lutter efficacement contre la transphobie au même titre que la lesbophobie, l’homophobie et le sexisme
- et plus largement la dépsychiatrisation des questions trans’, ainsi qu’une refondation des relations entre le corps médical et les personnes trans’, la mainmise des psychiatres étant une forme de transphobie lourde et de long terme.

Source : Association du Syndrome de Benjamin

Définir un terme sans définir la personne….

  • Posted on octobre 20, 2007 at 0:00

Michelle O’Brien
Traduit de l’anglais par Curtis E. Hinkle

Présenté aux 1ères Universités d’été des Intersexes et Intergenres d’Europe – Paris le 18/08/2006

Je voudrais remercier les organisateurs et organisatrices de cette conférence, et l’OII France et l’OII Belgique, de m’avoir invitée à parler. J’avais seulement l’intention de venir pour montrer ma solidarité avec mes camarades ici à Paris aujourd’hui, et je vous demande pardon mais j’ai dû écrire cet essai en toute vitesse et aussi je ne parle pas français.

Un signe pour les Tg-Ts

  • Posted on juin 2, 2007 at 0:00

L’A.S.B. (Association du Syndrôme de Benjamin) innove….
Et après le papillon, signe de la communauté LGBT au sens large, voici venu le temps de la visibilité plus spécifique des TG-TS

La définition donnée sur le site est la suivante :

  • la partie supérieure est composée de deux boucles côtes à côtes (roses et bleues), symbolisant le féminin et le masculin,
  • la partie inférieure, prolonge la sexuation par l’inversion du haut,
  • le tout est enserré par le lien mauve, réunissant les deux sexes, marquant la transition et mélange des genres.
  • Les associations anglo-saxonnes, notamment, ont déjà pour parties repris ce signe,
    Il ne reste plus qu’à voir combien accrocheront ce signe au revers du vêtement, à l’instar d’autres rubans….
    Je doute, qu’ils ne soient très nombreux
    Emplacement d’origine de l’annonce

    Situation française des transgenres

    • Posted on mai 26, 2007 at 0:00

    Parmi tous les sites que je visite, et ils sont nombreux, j’ai fini par retenir cette plate-forme revendicatrice, qui illustre le mieux, me semble t’il la situation française, et son ….exception.
    Exception qui a encore frappé à NANCY (54) où un trans a subi un refus d’inscription sur les listes électorales, les papiers de sa « vie courante » (EdF, téléphone, impôts, bulletins de paies, etc…), ne correspondant plus à ses « papiers officiel », la sacro-sainte carte d’identité avec mention du sexe. A noter également, toujours en région Lorraine, le refus d’un bar-tabac de servir une cliente, connu auparavant comme client, et dont le sympathique propriétaire illustre parfaitement la difficulté qu’ont les gens à dissocier ce qu’ils voient de ce qu’ils savent.
    Il faut dire que la mentalité particulièrement rigoriste, patriarcal, judéo-chrétienne, et… coincée de ce pays, ne contribuent guère à l’acceptation des « différences » !!

    Un parcours de douleurs…

    • Posted on avril 28, 2007 at 0:00

    La transexualité (que je n’aime décidément pas ce mot !), disons la transidentité, a ceci de particulier qu’elle implique un cheminement long et difficile duquel la notion de plaisir est le plus souvent absente. C’est la plupart du temps quelque chose d’extrêmement difficile à accepter, par tous et à commencer par soi-même, et le refus d’admettre l’inévitable, la transition, peut conduire à de graves dépressions.

    Ce trouble, souvent qualifié de ‘malaise’ par les psy, est en fait plus proche d’une véritable douleur, d’une déchirure de l’âme. Même s’il est difficile aux personnes ‘extérieures’ de comprendre ce que nous ressentons, elles peuvent toujours s’imaginer se réveiller un matin avec un corps du sexe opposé. Que feraient-elles alors ? Elles consulteraient des spécialistes, essaieraient de trouver une solution à cette situation invraisemblable afin de pouvoir récupérer leur corps véritable. Ainsi sommes-nous. Nous nous sommes éveillé(e)s au monde avec cette étrange certitude et nous ne faisons rien d’autre que chercher la meilleure solution pour y remédier.

    Le C.I.D.F. en pointe….

    • Posted on avril 21, 2007 at 0:00

    Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes est décidemment en pointe.
    Outre l’intégration complète de la notion de genre en lieu et place de la désignation par le sexe, et ce depuis 2004, tout un ensemble de travaux ayant conduit à la réalisation en Juin 2005 d’un rapport sur « L’égalité des femmes et des hommes : une question de genre », contient des pépites intéressantes.
    Au fil des pages de ce volumineux document, qui dresse une situation assez complète de la situation actuelle, et des évolutions ou orientations souhaitables, on notera :

    TG-TS : Pétition pour une évolution en France

    • Posted on avril 2, 2007 at 0:00

    Consulter en ligne une pétition oeuvrant pour une meilleurs visibilité de la cause transgenre, transsexes et Intergenres, et si le coeur vous en dit, si vous approuvez cette cause, n’hésitez pas à signer cette pétition, on peut le faire électroniquement depuis l’endroit où vous la lirez.

    L’auteur en est :
    Jessica BUSSY acc La Goudou Transgenique.
    Brest – France
    Militante et adhérente à l’association Sans-Contrefaçon.

    Pour signer la pétition, cliquez ici

    France : Les prisons de la honte

    • Posted on mars 17, 2007 at 0:00

    numerus clausus n.m. (mots latins qui signifient nombre arrêté). Catégorie de personnes admises en nombre limité à une fonction, à un grade, conformément à une loi, à une décision d’autorité. Source : Le Petit Larousse

    Le texte d’origine et plus d’informations

    Nous trouvons traces, depuis plus de vingt ans maintenant, de la notion de numerus clausus appliquée à la prison. De très nombreuses associations spécialisées sur la prison ont repris à leur compte l’expression, chacune n’interprétant pas toujours cette notion de façon identique.

    L’expression est inconnue du grand public, du moins liée à la population carcérale. Mais la presse, les publications associatives, les Rapports du Sénat et de l’Assemblée nationale sur les prisons en 2000 usent régulièrement de l’expression. Il nous est apparu finalement profitable de ne pas tenter d’imposer de nouvelle appellation.

    Cela exige en revanche d’exposer la définition que nous choisissons de retenir.

    Discours Construit pour Cisgenres

    • Posted on mars 2, 2007 at 10:51

    Tu sais que je t’apprécie et que j’ai beaucoup d’amitié pour toi. je sais qu’on peut s’amuser et échanger sur pas mal de sujets, des points de vue, des écrits, et des conneries festives aussi, ça fait du bien souvent aussi.

    Pourtant je sais aussi qu’il y a un sujet, qui a plein de ramifications, sur lequel ça coince, on s’engueule ou on s’accroche systématiquement si je ne prends pas sur moi (je parle de moi mais ça vaut aussi pour les autres hein).

    A chaque fois sur les questions liées à ce que j’appelle la construction genrée.

    Sortir du discours médical

    • Posted on février 17, 2007 at 11:03

    Nous ne percevons pas le monde, ne le vivons pas comme autrui. Nous nous comprenons et ne sommes nous même qu’entre nous ! Alors nous pouvons abandonner le secret de ne pas dire ce que l’on ne nous a pas dit que nous étions ! Cet état de fait qui nous est imposé de force, martelé, instillé en nous dès l’instant même de notre naissance puis tout au cours de notre vie, et à chaque seconde de celle-ci.
    Il en va de même de notre vécu hors sexe, c’est d’ailleurs à mon avis ce qui fait de nous un groupe si homogène, malgré l’extrême hétérogénéité de l’origine de notre état. Notre capacité à passer de mâle à femelle, de nous retrouver, ou d’échapper durablement ou temporairement au binarisme homme/femme, de nous réaliser sexuellement – pour certain(e)s seulement malheureusement – , sous toutes les formes de pratiques ou de vécus sexuels, nous permet une fois de plus de nous reconnaître et d’exister, de ne plus être ces êtres étranges que vous croyez voir

    A Mutant Female

    • Posted on novembre 25, 2006 at 0:00

    Texte original, ici 

    Fille, j’suis une fille ou du moins c’est ce qu’on m’a dit, on m’a collé un joli F au cul et sur mon acte de naissance, c’est sûr, on a maté mon sexe à la maternité, un petit coup d’œil rapide et c’est parti pour toute une vie ki disent.
    Ça a l’air con comme ça, on mate ton entrejambe et on se te dit que tu devras mettre ton corps en valeur, être la plus belle possible, mettre des jupes s’il le faut, laisser pousser tes cheveux, être féminine, être hétéro, pondre des gosses… C’est con quand t’y penses, un petit coup d’œil et tu gagnes un kit à vie, soit tu gagnes un F, soit un M. Et point barre, c’est sans compromis, entre les 2, poubelle, chirurgie, réassignation, scalpel et point de suture, ça arrange disent les médecins et autres psychoconNEs. C’est plus simple, c’est propre, ordonné. Rien à voir, laisser passer. C’est la Nature ki disent, mais moi, la Nature, j’y crois pas, j’pratique pas cette religion, je me la colle au cul, la Nature, on en reparlera si je la croise un jour, mais d’ici là, je mangerai sans doute les pissenlits par les racines. Et puis, elle est belle leur prétendue Nature quand tu choisis pour quelqu’unE son sexe à coups de reconstruction acharnée, à coups de couteau, eh, pardon de scalpel et d’injection dans le fessier.

    Texte de Christian

    • Posted on janvier 10, 2006 at 0:00

    Mouvements des Chômeurs et Précaires 1998
     Lyon, 14 Avril 1998 – 20H00 sur une onde radio F.M.

    A mes années de galère, à Christian compagnon d’infortune de cette époque.

    C’est vrai je ne suis qu’un témoin parmi d’autres
    J’ai tant de chose à dire et je ne veux plus les cacher
    Mais comment témoigner, et bien je ne sais, je vais essayer quand même.
    Je veux te dire, toi, toi qui m’écoute chez toi,
    Je veux te dire combien la vie est dure.
    Quoi penser d’un passé qu’on ne refait pas,