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Vivement cet hiver…

  • Posted on avril 24, 2010 at 0:00

Bon, je sais, ca ne va pas trop vous plaire, et j’en vois même déjà pas mal qui font la grimace !
Mais quoi, c’est beau l’hiver, la neige qui tombe doucement à gros flocons lent et qui recouvre de son blanc manteau tout le paysage, etc, etc… pour la poésie hivernale, je vous laisse poursuivre !
Et puis, Noël, m’enfin, Noël, vous n’allez pas me dire que vous êtes totalement insensibles au charme de la fête de la nativité ? Si ? Vous n’aimez pas recevoir les p’tits cadeaux ? Aaaah bon, je savais bien….
Enfin, il n’empêche que je crains que mon billet du jour soit celui de la discorde !
Vous piaffez d’impatience à atteindre Juillet ou Août, profiter d’une pause estivale généralement plus longue que la modique semaine accordée en fin d’année, afin d’emplir votre corps de la chaleur estivale, et votre espirt de la luminosité intense de cette période.
Et moi, j’essaie de vous faire partager ma soudaine passion pour les jours qui sont court, pour les jours qui sont froid  !
Soudaine passion, qui, je vous rassure, ne durera pas plus que cette année. Promis, dès l’année prochaine je me recale sur la torpeur de l’été !

Si vous ne saisissez pas le sens de ce billet, reportez vous ici, vous y trouverez la réponse

Une justice dure aux faibles, paralysée face aux puissants…

  • Posted on avril 16, 2010 at 0:00

Accumulation de « réformes » contradictoires, refonte brutale de la carte judiciaire, pressions sur les magistrats, exploitation politicienne de l’émotion créée par chaque « fait divers » : le malaise est profond chez les juges, les avocats… et les justiciables. Aucune société respectueuse des individus, de leurs libertés et de leur égale dignité ne peut s’accommoder d’une justice manquant cruellement de moyens, trop lente ou trop expéditive, de plus en plus lointaine, sous contrôle du pouvoir, dure aux faibles, paralysée face aux puissants et sans cesse plus répressive. Aucune démocratie ne peut demander à la justice pénale de réduire par toujours plus de sanctions et d’enfermement toutes les fractures qui la traversent.

La LDH interroge dans ce livre la valeur justice, son rapport au temps, aux inégalités et aux pouvoirs. Elle pointe le rôle que l’on fait jouer à l’appareil judiciaire dans la répression des mouvements sociaux et la logique néolibérale appliquée à l’institution dans la gestion pénale des affaires. Elle dénonce le doublement du nombre de gardes à vue, du nombre de détenus et de la durée des peines. Elle appelle à rompre avec une idéologie sécuritaire construisant toujours plus d’insécurité civile et sociale. Il en va d’ailleurs de même de la justice internationale face aux désordres du monde actuel.

Il y a urgence, pour les libertés, et pour les droits, mais aussi pour la République, à redonner à la justice le statut et le rôle qu’elle doit pouvoir jouer dans un Etat de droit.

SOMMAIRE

► Introduction. Face à la crise : urgence pour les libertés, urgence pour les droits (Jean-Pierre Dubois)
► La justice ou l’égalité (Etienne Balibar)
► La justice et le temps (Jean Danet)
► La justice des pauvres (Denys Robiliard)
► Justice et conflits sociaux (Evelyne Sire-Marin)
► Vers une pénalisation des droits de l’Homme ? (Denis Salas)
► Justice et pouvoir (Henri Leclerc)
► Justice internationale (Michel Tubiana)
► Chronologie de l’année 2009 (Gilles Manceron et François Nadiras)

Emplacement d’origine de cet article, et possibilité de commander le livre

L’Etat des droits de l’Homme en France : La justice bafouée

Auteur : Ligue des droits de l’Homme
Edition : La Découverte
Collection : « Sur le vif »
Pages : 128 pages

Une réponse encourageante et à suivre….

  • Posted on avril 10, 2010 at 11:41

Question publiée au JO le : 08/12/2009 page : 11633
Réponse publiée au JO le : 02/03/2010 page : 2452

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-65910QE.htm

M. Jean-Luc Pérat attire l’attention de Mme la ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les conditions de changement d’état civil pour les personnes transgenres. Les conditions exigées pour pouvoir modifier la mention de sexe à l’état civil ont été posées par la jurisprudence car aucune loi mentionnant ces conditions n’existe, la peur étant sans doute encore très présente de voir le nombre de demandes augmenter considérablement en cas d’avancées législatives. Pourtant, un certain nombre de pays se lancent à légiférer sur le sujet, pour des raisons de sécurité juridique, mais aussi parce qu’il n’est pas cohérent que la loi encadre les changements de domicile, de nationalité, de nom ou encore de prénom, et refuse d’intervenir pour fixer les conditions du changement de cet autre élément de l’identité des personnes qu’est le sexe.

L’administration de la justice bougerait donc enfin ?

  • Posted on at 11:37

Question publiée au JO le : 27/01/2009 page : 664
Réponse publiée au JO le : 16/03/2010 page : 3116

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-40468QE.htm

Mme Michèle Delaunay attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le manque d’homogénéité des pratiques en matière de changement d’état civil pour les personnes transsexuelles. Depuis 1992, rien n’a été fait en France sur le plan législatif concernant cette question et le changement de sexe légal reste injustement soumis à la seule jurisprudence des tribunaux. Il faut compter aujourd’hui un an et demi, deux ans, voire plus, pour un changement d’état civil devant un tribunal d’instance. Trois expertises sont souvent nécessaires et extrêmement coûteuses pour la personne concernée : l’une physique, alors même que l’opération a été réalisée par un chirurgien pouvant attester du changement opéré, l’autre psychiatrique, la troisième endocrinologique, alors même qu’un dosage hormonal suffirait à attester du traitement. Si un délai semble en effet nécessaire à l’observance d’un suivi psychiatrique rigoureux, il paraît inopportun que ce délai soit plus long dans ce cas que pour un risque classique de schizophrénie. Les procédures durant parfois jusqu’à cinq ans mettent les demandeurs dans une situation d’insécurité psychique et de fragilité. Les personnes concernées s’exposent de ce fait à des difficultés sociales et professionnelles allant parfois jusqu’à la perte d’emploi. Tous les tribunaux d’instance ne demandent pas les trois expertises très lourdes préalablement citées et à Nancy, par exemple, il est possible que la procédure ne dure que trois mois. En Espagne, il suffit, pour accéder au changement d’état civil, d’être pris en charge dans un traitement hormonal et d’avoir vécu deux ans socialement reconnu dans le genre demandé. Grâce à l’initiative française, l’ONU a déclaré en décembre dernier la dépénalisation universelle de l’homosexualité et n’a pas manqué de citer l’identité de genre. Dans le droit fil de cette avancée, elle lui demande de prendre les mesures nécessaires à l’homogénéisation du droit concernant le changement d’état civil pour les personnes transsexuelles afin que : les procédures soient moins lourdes (revoir l’utilité des expertises mentionnées), les délais soient raccourcis pour éviter des dégâts humains collatéraux liés à la durée des procédures, et que les pratiques soient les mêmes dans tous les tribunaux d’instance français en la matière.

Texte de la réponse

L’identité sexuelle est une des composantes de l’état des personnes soumise au principe d’ordre public d’indisponibilité. C’est pourquoi les demandes de changement de sexe à l’état civil doivent être portées devant le tribunal de grande instance. Selon les termes de la jurisprudence, lorsque, à la suite d’un traitement médicochirurgical subi dans un but thérapeutique, une personne présentant le syndrome du transsexualisme ne possède plus tous les caractères de son sexe d’origine et a pris une apparence physique la rapprochant de l’autre sexe, auquel correspond son comportement social », le principe du respect dû à la vie privée justifie alors que l’état civil indique le sexe dont la personne a l’apparence. Le tribunal de grande instance du lieu où a été dressé l’acte de naissance peut ordonner la rectification et, en pratique, une expertise judiciaire est souvent ordonnée pour établir la réalité du syndrome transsexuel. Ces expertises sont parfois superfétatoires, dès lors que la remise d’attestations émanant de plusieurs médecins, reconnus pour leur compétence en la matière, ou qui ont suivi la personne concernée, peut s’avérer suffisante. C’est pourquoi, afin de simplifier les démarches des personnes transsexuelles, d’humaniser et d’harmoniser les pratiques en la matière, la chancellerie envisage de diffuser une circulaire invitant les parquets à ne solliciter une expertise qu’en cas de doute sérieux sur la réalité du transsexualisme du demandeur. Enfin, pour faciliter leur vie quotidienne durant la période où s’opère le changement de genre, les personnes transsexuelles peuvent obtenir la modification de leur prénom sur le fondement des dispositions de l’article 60 du code civil. En effet, la jurisprudence reconnaît que la conviction d’appartenance à l’autre sexe constitue l’intérêt légitime requis pour ce changement de prénom. Les tribunaux font droit à ces demandes dans plus de 90 % des cas. Ces mesures apparaissent de nature à répondre aux préoccupations de l’auteur de la question.

De mars à avril…

  • Posted on at 0:00

Je vous épargnerai les circonvolutions du mois de mars, et les larmes qui ont coulé, comme prévu le 15, sauf que ce n’était pas les bonnes.
Crise de panique, ré-apparition des vertiges, bouffée d’angoisses, rien n’a manqué au tableau de mon mal-être durant toute cette période.
Et il m’a fallu attendre le 09 avril pour entendre que ca y est, c’est bon, la voie vers la table d’opération pour la SRS (Sex Reassignement Surgery) est désormais totalement libre.
Il y a même une première planification de faîte, et ca donne du mi-janvier 2011.