Je suis à bout. Je ne le montre pas forcément à mon entourage, mais je n’en peux plus. Mon état physique le trahit d’ailleurs un peu, je suis épuisée, et passerait mon temps à dormir.
Mon travail m’ennuie, mais fait tourner plus rapidement la petite aiguille du cadran. J’y suis seule. Il n’y a personne autour de moi. Un désert. Auparavant, dans l’action syndicale, je servais au moins à quelque chose, je pouvais être utile, on me ménageait en quelque sorte, même si mes éternels habits noirs choquaient un peu. Maintenant, que « je ne suis pas comme eux« , un vide sidéral c’est établi autour de moi, et je peux jouir du soleil assise sur les marches dans une cour intérieure sans risque que l’on vienne m’y rejoindre, et quand je les rejoins, on constate enfin que la cigarette est terminée, et on rentre…
Epuisement….
Fichiers et rapports d’en France…
Une avalanche de rapports, de la lecture à n’en plus finir.
D’abord, celui du contrôleur des prisons, dans un post précédent je vous l’avais promis, ca y est, il est enfin disponible, et vous pouvez l’acquérir auprès de LGDJ.
Celui de la CNDS, d’Amnesty International, de la Halde, le rapport parlementaire de l’Assemblée Nationale sur les fichiers de police, et pour faire bonne mesure l’avis de la CNIL concernant le fichier STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) avec un petit extra sur le comportement du ministère de la Justice par rapport à la CNIL.
Dernier renouvellement du serveur ?
J’ai reçu le premier mail de rappel pour l’échéance de l’abonnement concernant l’hébergement de mon blog. Le renouvellement du nom de domaine, lui, c’est en décembre, donc pour l’instant…
Je vais renouveller l’abonnement au serveur, ce sera la dernière fois. L’année prochaine, en juin 2010, ce blog disparaîtra, et quelques mois plus tard, le nom de domaine sera de nouveau disponible. Il ne devrait pas y avoir bousculade pour récupérer un « lauremelodye.fr » !
Coming-out : un an après
Il y a un, le 28 avril exactement, j’effectuais mon coming-out professionnel et mon blog affichais début mai 2008 : coming-out professionnel : ma voie est libre désormais.
J’effectuais cette révélation avec deux mois d’avance sur le timing initialement prévu, parce que l’effet du traitement hormonal ne me permettait presque plus de cacher certaines rondeurs commençant à paraître. Surtout, celles-ci étaient extrêmement sensibles et le frottement du tee-shirt ou de la chemise était pénible durant la journée.
AU revoir Macha, et merci…..

Sur France Inter, elle a animé l’émission Allô Macha, de minuit à deux heures du matin, durant de longues années.
Il s’agissait d’une émission nocturne de « dialogue intime avec les auditeurs ». Les auditeurs, au téléphone, y confiaient leur mal de vivre, leur solitude, leurs joies, leurs peines.
Je n’ai jamais appelé Macha, je l’ai par contre beaucoup écouté, de mai 1981 à janvier 1982, puis de nouveau sur une période qui va de 1995 à 1998 environ. J’écoutais dans le silence de la nuit, sa voix rauque et chaude que trahissait l’abus de cigarettes, qui m’a souvent accompagné, moi qui faisais partie alors des « sans-sommeil », comme elle disait. J’y ai entendu des douleurs parfois plus fortes, plus violentes encore que les miennes. Comparaison de la misère, de la souffrance non pas à visée voyeuriste, mais parce qu’elle me permettait de me considérer comme encore pas trop mal loti. J’y ai entendu aussi des rayons de soleil, des bonheurs parfois très simples mais très profond.
Et pourtant, je l’ai écouté dans de sacrés conditions, parfois, Macha !
Merci pour ces nuits passées ensemble, mon oreille collée au transistor.
Au revoir Macha….
