C’est très perso ce que je vais vous raconter aujourd’hui, mais après tout ce petit blog est très perso, alors pourquoi mon photophore qui parle n’y aurait pas place ?
Ah oui, vous avez bien lu, ce n’est pas un photophore tout à fait ordinaire. Celui-çi, il parle. Il ne sait pas beaucoup de mots, mais il en dit quatre. Toujours les mêmes, uniquement quand je le regarde d’ailleurs. Uniquement à moi aussi, car d’autres personnes l’ont vu et elles n’ont rien entendu .
En fait, il y avait eu un précédent. Deux !
D’abord, le coming out, où après avoir tant tergiverser de mon côté, je recevais un oui, clair et franc.
Ensuite ça a été des petits Maneki Neko, trois dans un tout petit sachet de jute clair. Ils servent à conjurer le sort, et attirent le bonheur ou la prospérité. Concernant le bonheur, j’aurai des besoins…
C’est une autre histoire, il faut toujours que je mélange tout !
Durant mon séjour à la clinique pour la réduction du cartilage cricoïde (pomme d’adam) et les cordes vocales, je les avais amenés, et ils étaient sur ma table de chevet à gauche, juste à côté de Gribouille, qui par ses odeurs me rappelle des lieux et des moments familiers. Gribouille c’est une toute petite peluche marron, un petit n’ours avec les petits bras écartés et un noeud à carreaux rouge et noir autour du cou.
Dans l’histoire du photophore qui parle, que je vous conte, les Maneki Neko ont également pesé leurs poids. Ils m’avaient jeté le trouble, mais la réception par vois postale, si elle dénotait une pensée certaine, manquait du contact humain dans le geste, l’enveloppe bulle avait non seulement protégée les petits chats du bris, elle avait aussi amortie la portée effective du geste.
Car le photophore lui, est venu carrrément à moi, dans la chambre de ma clinique, et du coup ce n’est plus un objet inanimé, vous comprenez ?
Il parle, ce photophore. Je vous assure, il parle. Quatres mots je vous ais dit, toujours les mêmes, et il n’y a que moi qui les entends.
Et hier, dans ma chambre encore, en le regaedant, en l’écoutant, mes yeux ont coulé.
Ces mots je ne les aies jamais entendus, et j’en ais été très souvent peinée. Mais aujourd’hui, ça n’a plus d’importance.
Il n’y a pas beoin que les choses soient forcément dites à haute voix. Parfois, les gens ne peuvent pas, ne savent pas, ne saisissent pas l’occasion de le faire. Et puis, il ne faut pas oublier ce que disait le Renard au Petit Prince de Saint Exupéry, « l’essentiel est invible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur »
C’est aussi ce que me dit ce photophore magique qui parle, mais que vous, vous n’entendriez pas.
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