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Les cris de Chloé, trans incarcérée

  • Posted on décembre 28, 2009 at 0:00

Voir article d’origine Appel à mobilisation au sujet d’une trans incarcérée
Ton appel est entendu, et comme tu demandes la diffusion la plus large possible, c’est avec grand plaisir que je diffuse ton courrier sur mes blogs.

Je suis la première transsexuelle en prison à avoir commencée un traitement hormonal derrière les barreaux, je suis aussi la première transsexuelle en prison à demander l’opération. J’ai dû me faire ma vasectomie moi-même et me faire l’ablation des testicules moi-même aussi. J’ai passé bien des étapes, subi bien des souffrances, bien des agressions, puis j’ai relevé la tête et me suis assumée.

Que le regard se détourne et tout peut arriver…

  • Posted on décembre 21, 2009 at 0:00

Ici ou là, dans les médias, chacun pourra découvrir dans les jours et semaines qui viennent, cette affiche signée de l’Observatoire international des prisons. La proposition de l’Agence H (lire l’interview de T.Reichlin-Meldegg directeur de création de l’agence), qui a travaillé bénévolement à concevoir et réaliser cette campagne d’appel à don, s’est imposée. L’image est celle d’un jeune adulte qui nous regarde derrière les grilles de sa cellule. Sur cette image, un texte : « Si ça peut vous aider à donner, dites vous que cet homme est un chien » . Délibérément provocatrice, l’assimilation du prisonnier à un animal se veut bien évidemment réactive à la rhétorique sécuritaire qui, stigmatisant certains auteurs d’infractions par l’usage de termes comme « monstres » ou « prédateurs », sous-tend qu’ils perdent leur qualité d’être humain. Quant à l’interpellation sur les logiques qui président au geste de générosité, elle vise avant tout à contredire l’idée selon laquelle nos concitoyens seraient totalement indifférents au sort réservé, en leur nom, aux personnes détenues.

Patrick Marest
* Christine Daure-Serfaty, ancienne présidente de l’Observatoire international des prisons, secrétariat international.

Emplacement d’origine de ce billet

C’est vrai que tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil ?

  • Posted on décembre 17, 2009 at 0:00

J’ai appris une terrible nouvelle. J’ai longuement hésité avant de vous en parler. Il faut dire que j’ai beaucoup pleuré !
Voilà : le Père Noël n’existe pas.
Je l’ai appris incidemment en écoutant de grands adultes, de vrais adultes, vous savez de ceux qui ne rêvent plus, qui se demandent comment ils vont payer les impôts et comment ils pourraient gagner plus en travaillant moins. Moi, je rêve encore parfois il faut dire que j’ai le tabac qu’il faut pour celà, ça détend. Une mamie de 75 ans en prend pour ses rhumatismes, moi je n’ai pas encore de rhumatismes, sinon à l’esprit. Et les rhumatismes de l’esprit, c’est pas facile de s’en débarasser.

Fini pour la pomme d’adam !

  • Posted on décembre 13, 2009 at 0:00

Et bien voilà ! Une semaine après être sortie de la clinique, je suis allée au cabinet de l’ORL me faire enlever le pansement et les points. Petit pansement  encore une fois par-dessus, et le lendemain, je pouvais laisser à l’air.
Le lendemain, j’ai d’abord déjà pu me prendre une douche « par le haut », c’est à dire une vraie douche, avec l’eau qui coule depuis son cou jusqu’en bas, et huuummmm que ça fait du bien quand pendant une semaine, on a rafistolé à coups de coton démaquillant et de lait de tolette !

Intervention chirurgicale pomme d’adam

  • Posted on décembre 6, 2009 at 0:00

Je suis arrivée un mercredi soir, gris et froid, tout à fait convenable pour ce genre de situation, mon petit sac à la main.
Au menu, réduction du cartilage cricoïde (pomme d’adam) et pose d’un clips ligaturant le bas des cordes vocales.
J’ai commencé par éviter le bureau des entrées où il y avait une petite file, car la personne de l’accueil me reconnaissant est allée chercher ma fiche, m’a fait signer une paperasse de plus, et m’a indiqué l’étage ou je devais me rendre, puis attendre l’arrivée de la surveillante, qu’elle prévenait. Il faut dire que nous avions lors de ma pré-inscription tout établi, jusqu’au bon de commande télévision, et indication de régime alimentaire sans gluten.

Le photophore qui parle

  • Posted on décembre 5, 2009 at 0:00

photophore qui parleC’est très perso ce que je vais vous raconter aujourd’hui, mais après tout ce petit blog est très perso, alors pourquoi mon photophore qui parle n’y aurait pas place ?
Ah oui, vous avez bien lu, ce n’est pas un photophore tout à fait ordinaire. Celui-çi, il parle. Il ne sait pas beaucoup de mots, mais il en dit quatre. Toujours les mêmes, uniquement quand je le regarde d’ailleurs. Uniquement à moi aussi, car d’autres personnes l’ont vu et elles n’ont rien entendu .
En fait, il y avait eu un précédent. Deux !
D’abord, le coming out, où après avoir tant tergiverser de mon côté, je recevais un oui, clair et franc.
Ensuite ça a été des petits Maneki Neko, trois dans un tout petit sachet de jute clair. Ils servent à conjurer le sort, et attirent le bonheur ou la prospérité. Concernant le bonheur, j’aurai des besoins…
C’est une autre histoire, il faut toujours que je mélange tout !
Durant mon séjour à la clinique pour la réduction du cartilage cricoïde (pomme d’adam) et les cordes vocales, je les avais amenés, et ils étaient sur ma table de chevet à gauche, juste à côté de Gribouille, qui par ses odeurs me rappelle des lieux et des moments familiers. Gribouille c’est une toute petite peluche marron, un petit n’ours avec les petits bras écartés et un noeud à carreaux rouge et noir autour du cou.
Dans l’histoire du photophore qui parle, que je vous conte, les Maneki Neko ont également pesé leurs poids. Ils m’avaient jeté le trouble, mais la réception par vois postale, si elle dénotait une pensée certaine, manquait du contact humain dans le geste, l’enveloppe bulle avait non seulement protégée les petits chats du bris, elle avait aussi amortie la portée effective du geste. 
Car le photophore lui, est venu carrrément à moi, dans la chambre de ma clinique, et du coup ce n’est plus un objet inanimé, vous comprenez ?
Il parle, ce photophore. Je vous assure, il parle. Quatres mots je vous ais dit, toujours les mêmes, et il n’y a que moi qui les entends.
Et hier, dans ma chambre encore, en le regaedant, en l’écoutant, mes yeux ont coulé.
Ces mots je ne les aies jamais entendus, et j’en ais été très souvent peinée. Mais aujourd’hui, ça n’a plus d’importance.
Il n’y a pas beoin que les choses soient forcément dites à haute voix. Parfois, les gens ne peuvent pas, ne savent pas, ne saisissent pas l’occasion de le faire. Et puis, il ne faut pas oublier ce que disait le Renard au Petit Prince de Saint Exupéry, « l’essentiel est invible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur »

C’est aussi ce que me dit ce photophore magique qui parle, mais que vous, vous n’entendriez pas.

Appel à mobilisation au sujet d’une trans incarcérée

  • Posted on novembre 28, 2009 at 0:00

La prison constitue relativement fréquemment, un passage classique dans un parcours trans. Bien souvent pour des délits très mineurs, parfois liés à une activité de prostitution d’ailleurs.
La chaine administrative fait son travail, mécaniquement, et se produit comme bien souvent des situations intenables dans les prisons, pour les personnes trans.
L’appel que je relais aujourd’hui constitue toutefois quelque chose d’extrêmement fort, cette trans ayant eu « l’idée » de s’opérer elle-même, plutot que de se suicider….  plus classiquement et de façon moins dérangeante pour toute la chaine administrative conduisant à cette désespérance,
Je ne suis pas certaine que cela suscitera un grand émoi chez toutes les personnes l’ayant conduit à ces extrémités.

Pomme d’adam et cordes vocale

  • Posted on novembre 21, 2009 at 0:00

Dimanche prochain, un train m’amènera enfin à ma première visite en vue de la réalisation de la vaginoplastie. Les trois consultations qui sont nécessaires auront lieu toutes le même jour, le lundi. Suite à l’obstacle inattendu, – à tout les sens du mot -, survenu lors du trajet du 19 octobre, le fait que ce rendez vous n’ait pas été reporté trop loin est un soulagement. De plus, le trajet en train avec une nuit d’hôtel inclus revient nettement moins cher que le même réalisé en voiture. Une copine m’accompagne, par nécessité également, puisqu’elle a les mêmes rendez vous !! C’est très agréable, rassurant même, de passer ces étapes, à deux.
Et le mardi je rentre en clinique !

Rapport OIP : les conditions de détention en France

  • Posted on novembre 18, 2009 at 11:26

C’est avec plaisir que je retransmet fidèlement la publication de l’Observatoire International des Prisons, venant de publier un rapport, sur les conditions de détention en France.
Une société se juge à l’état de ses prisons (Albert Camus).

noname

Quel bonheur de t’avoir largué

  • Posted on novembre 14, 2009 at 0:00

Tu sais, il ne faut pas m’en vouloir. Nous avons déjà passé beaucoup trop de temps ensemble. Souviens toi. Souviens toi, comme celà nous arrangeait bien quand alors à la maison, il fallait que nous soyions un coup l’un, ou coup  l’autre. Oh bien sur, j’étais plus à l’aise de mon coté, et maman du coup me regardait toujours de façon plus indulgente que papa (?). A mon avis, tu devais trop me coller déjà, et ça ne plaisait pas au père (?)

11ème Journée Internationale de la mémoire trans.

  • Posted on novembre 13, 2009 at 0:00

eleventh1

EVOLUTION 1990 – 2009
151 Deaths from1990 thru 2000 = 1.44 per month
228 Deaths from 1995 thru 2005 = 1.73 per month
236 Deaths from 1997 thru 2007 = 1.78 per month
139 Deaths from 2004 to 12/26/2008 = 2.32 per month
99 Deaths from January to November 11, 2009 = 9.00 per month

Source : http://www.transgenderdor.org/?page_id=192
Télécharger le document http://www.transgenderdor.org/wp-content/uploads/2009/11/transgender-death-statistics-2009

Lieux de rassemblements
(les détails et emails sont sur le site d’origine)

La chute des murs…

  • Posted on novembre 10, 2009 at 0:00

Que n’entend on parler en ce moment de chute de mur…
Bien sur la référence c’est le mur de la honte, le mur de Berlin, la séparation du bloc de l’Est et de l’Ouest, la symbolisation de la guerre froide, la si célébre déclaration du président Kennedy, dirigeant alors les Etats Unis en juin 1963 : « Ich bin ein Berliner ! », - nous sommes tous des Berlinois -, et dans cette instant d’euphorie, nous oublions qu’il existe la grille qui sépare le Mexique de l’eldorado des Etats Unis, longue de 1.100 kilomètres et sous surveillance des « border patrol« , tout au long de la frontière commune avec le Mexique, le tout sous influence d’un racisme plus ou moins latent ou plus moins avoué, comme on voudra. C’est aussi le mur de protection  dressé par l’état d’Israël face à ce qui est refusé d’être reconnu comme un état Palestinien, se contentant d’être « une autoritée », et coupant de maigres terres fertiles en deux, sans aucun souci du sort des populations et des villages soudain placés d’un coté ou de l’autre de la barrière.

Des pavés sur la route

  • Posted on octobre 23, 2009 at 0:00

En début d’année, en mars exactement, je me demandais ici même sous quel étoile j’étais née. En cette année qui se termine désormais, la question reste on ne peut plus d’actualité.
Un bloc de béton sur la voie du milieu de l’autoroute  a stoppé net mon trajet me conduisant à mon rendez vous pour ma SRS (sex reassignement surgery).
Une traverse en béton, ou quelque chose dans le genre, il faisait nuit, ça ne pardonne pas, et après une violente embardée qui vit la voiture décoller de la route puis retomber lourdement, il fallu se faire remorquer, évacuer de l’autoroute, et remonter en train. Heureusement que la voiture a pris l’objet bien au milieu, entre les deux roues….

L’aigle noir

  • Posted on octobre 20, 2009 at 0:00

Pour celles et ceux qui ne connaissant pas le sens donné aux paroles de cette chanson éponyme de Barbara :

Barbara aurait écrit ce texte dans le but de dénoncer ce qu’elle a vécu dans son enfance : elle aurait subit des attouchements par son père. Cette interprétation psychanalytique de la chanson a été proposée notamment par Philippe Grimbert, mais ne fait pas l’unanimité au sein des psychanalystes : certains y voient une évocation de l’abandon de son père ; pour d’autres, il n’est question que de la nostalgie d’une enfance innocente. Le nom aigle noir et le lac viennent d’un séjour à Vesoul rue de l’Aigle noir.

 Pour ma part, le renoncement du père (?) me séduit assez

 
L’Aigle Noir – Barbara

Paroles :

J’étais la fille du père STOLLER

  • Posted on octobre 4, 2009 at 0:00

Un certain humour, j’espère que vous saurez le déceler ….
A moins que vous ne déceliez que je ne vais pas très bien ! Il faut dire que j’ai un peu de mal à remonter la pente, avec la semaine écoulée !

 J’étais la fille du Père STOLLER
Ca devait être le fils du Père Fouettard
Ma mère ne s’appelait pas Marie Noël
Et il ne s’appelait pas Jean Balthazar !!

 Pour l’explication : My Way

 

JR STOLLER (1925-1992) : A étudier l’articulation entre l’appartenance biologique à un sexe et le développement ontogénétique du sentiment subjectif d’identité sexuelle.
Harry BENJAMIN (1885-1986) complétera :
En 1949, il dit : « C’est une entité nosographique qui n’est ni une perversion, ni une homosexualité ». 
En 1953, il complète : « le transsexualisme est le sentiment d’appartenir au sexe opposé et le désir corrélatif d’une transformation corporelle .

Le sexe c’est ce que l’on voit, le genre c’est ce que l’on ressent. L’harmonie des deux est essentielle au bonheur humain