Il y a parfois des moments de la vie qui vous marque à jamais. Ce qu’on croit oublié et enterré avec le temps écoulé, n’est en fait à peine qu’enfoui. Il suffit d’une réflexion, d’une allusion, d’un commentaire pour faire remonter à la surface tout un ensemble de choses dont on ne veut plus, pourtant.
Ce qui m’est arrivée à 20 ans précisément, ne s’oublie pas, et ce que je fais actuellement, cette transition qui porte si atrocement bien son nom durant les deux ans de no man’s land que nous traversons, me rend extrêmement sensible à toutes allusions à mes capacités supposées ou réelles de satisfaire certaines libidos masculines venant s’épancher dans mon email ou m’accostant parfois dans la rue.
Ce qui m’est arrivé à 20 ans, je l’ai écrit en mots rapides parfois dans des articles épars dans ce blog, cette chanson elle va avec, j’aurai dû, si j’en avais eu le courage, la mettre bien plus tôt en ligne.
Elle raconte la même nécessité du réconfort, dont j’ai eu tant besoin.
Aujourd’hui encore.
T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
Si tu savais, Pierrot, le nombre de fois où j’ai pleuré sur ta chanson………
