Si je devais qualifier ma période actuelle, pour être précise ma période depuis le jour de mon « premier comprimé », ce sont ces trois mots que j’emploierai.
Il y a la peur, celle de l’instant du coucher parfois, qui ne dure pas, qui surgit de voir la transformation de son corps, cette poitrine qui prend forme, ces hanches qui se creusent, ces cuisses qui s’effilent, etc… Ces transformations qui me poussent lentement, et inéluctablement dans mon genre de destination, et qui l’espace d’un instant m’effraie, me faisant prendre conscience que je quitte la rive d’un bord connu, pour traverser une rivière, rejoindre l’autre bord, et que j’ai tout à re-découvrir, re-définir.
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