Et ben oui, nous sommes en plein dedans ! Et vas y que je te souhaites de bonnes fêtes, et vas y que je t’asperge de bonne année, et bonne santé surtout… , par un nombre incalculable de personnes qui n’en ont strictement rien à faire, ni de la façon dont vous passerez les fêtes de fin d’année, ni de votre santé d’ailleurs.
Ca fait partie de ces formules de politessee, assimilable au sourire de la boulangère, ou de la cordialité comparable à celle de votre dernier appel à la hot-line de votre fournisseur d’accès.
Période la plus faux cul de l’année…
Joie…, angoisse sourde…
Samedi passé alors que je publiais deux articles sur ce blog, la factrice me déposait dans la boîte une nouvelle lettre de l’hôpital de Gand (Belgique).
Cette lettre constitue un véritable résumé de ma situation. Elle précise les différents actes de l’opération qui sera pratiquée, indique la date approximative de cette intervention :
Ayant rempli toutes les conditions, l’opération d’adaptation sexuelle : une pénectomie, une vaginoplastie/clitoroplastie, une castration bilatérale sont prévues pour début 2010.
Le salut dans la fuite ?
Il s’est passé quelque chose qui me laisse songeuse depuis, hier chez ma psy. L’ambiance était détendue, voir même aux rires sur certaines choses, pourtant pas toujours risibles, mais tout le monde sait que l’on peut rire de tout, mais pas forcément avec n’importe qui….
En fait la discussion portait essentiellement sur mon père, ce qu’il avait été, ou plutot ce qu’il n’avait pas été pour moi, compte tenu que dans la première situation il n’y aurait pas grand chose à dire !
60 anniversaire de la DUDH
A l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qu’Amnesty Internation présente dans un site dédié 60ème anniversaire de la DUDH je voudrai, comme l’a si bien démontré l’excellent reportage d’Envoyé Spécial sur la 2 ce jeudi 4 décembre, mettre en exergue que le préambule de la DUDH :
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.
n’a pas suffit, en 1995 à protéger Srebrenica pourtant déclaré zone de sécurité par l’ONU, et comportant 400 caques bleus, qui n’ont alors pas bougé, et qu’il s’agit d’une tâche noire pour les Européens face à quelque chose qui se passait à moins de 200 km de Paris.
On aura beau faire tous les beaux textes que l’on veut, coucher sur le papier les plus belles intentions du monde, si les hommes et les femmes qui composent ce monde ne s’en empare pas, ne les revendique pas, ne les clames pas, ceci ne servira jamais à rien.
Nous serons toujours dans les choses qui ne vous concernes pas
Il y avait aussi Sarajevo, (le siège de Sarajevo, le plus long de l’histoire contemporaine fut, avec ses 10.000 morts et ses 50.000 blessés, la quintessence de l’affrontement entre deux peuples de l’ex-Yougoslavie. ) il n’y avait guère que le groupe U.2 et Luciano Pavarotti, pour chanter, « Miss Sarajevo » dans une bande film au décor surréaliste.
Un parcours de transition… c’est transitoire !
Je sens que pour le titre que j’ai trouvé, on va me dire que j’ai commis la plus splendide des Lapalissade qui soit ! C’est un petit peu vrai, que je ne me suis pas trop fatiguée !! Sans doute le fait de commettre ces billets en fin de semaine, après la semaine de travail…
Ces considérations écartées, je voulais simplement vous faire partager que je commence à ressentir plus intensément, cet effet de transitoire de ma situation.
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Meurtre d’une MtF et Xème journée de la mémoire
Angie Zapata avait 18 ans et était transexuel. Elle se trouvait dans la période shemale, c’est à dire qu’elle avait encore ces organes génitaux masculins. Choix personnel ou attente de son intervention, l’article de presse ne le dit pas, et ce n’est pas bien important de toute façon.
Elle est morte sous les coups de son meurtrier, porté au visage et à la tête. Vous trouverez l’article d’origine, (en américain) ici
Le crime devrait être qualifié de crime haineux, ce qui sous entend une majoration de peine de dix huit mois pour le meurtrier. En effet le Colorado, et d’autres états américain se sont dotés d’une législaton spécifique pour tout acte de violence commis sur des personnes en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle.
j’ai réalisé ce billet alors que vient de se dérouler la 10ème journée TDOR (Transgender Day Of Rememberrance) qui s’est déroulée dans les villes suivantes, la même journée 20 novembre :
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FFS reportée, et attendre encore…
Je devais normalement entrer en clinique le dimanche 30 novembre afin de réaliser ma FFS (face feminization surgery), comprenant la remise à plat de la pomme d’Adam, une petite réduction du nez sur la partie cartilagineuse uniquement, et un arrondissement/comblement du visage.
Et bien, tout celà est reporté, probablement aux alentours de mi-janvier, fin janvier.
Et la raison en est assez exceptionnelle. Je suis en effet atteinte d’une maladie génétique rare, la porphyrie cutanée tardive (PCT).
Transexualisme, histoire d’un mythe
Transexualisme : Histoire d’un mythe, éléments d’une mystification
Annales de Psychiatrie, 1989, 4, n°4; 345-346
Résumé :
Clinique et linguistique concourrent à préférer au terme ambigu de Dysphorie de genre celui de transsexuel, ou mieux, de transexuel, traduction du passage d’un sexe à l’autre où le vœu de transformation se fond dans l’inadéquation entre sexe biologique et identité sexuée.
Le mythe de Cænus, femme métamorphosée à sa demande par Poséidon en un homme invulnérable, idéal masculin puissant et viril, d’un orgueil bientôt démesuré, rend compte du modèle exemplaire du transexuel, dont le désir chimérique est d’être non un homme – ou une femme – mais L’Homme, mâle et fort, ou La Femme, belle et pure. Humainement, changer de sexe est impossible comme devenir un pur esprit, et l’opération mutilatrice ne conduira qu’à une impasse.
Brève histoire du traitement médical du transexualisme…
A la lecture de cet article, qui a pour titre Examen anatomo-pathologique de l’encéphale d’un dément précoce mort au cours d’une électro-narcose 23 mois après une lobotomie, il est permis de considérer que le dément précoce en question serait aujourd’hui considéré comme un transexuel : les critères diagnostiques essentiels de la dysphorie de genre sont présents.
A ce terme kræpelinien de dément précoce était d’ailleurs déjà très largement préféré celui de schizophrène (terme que l’on doit à Bleuler et qui l’a depuis remplacé).
Pourquoi, devant le tableau clinique présenté par ce jeune homme, avoir porté ce diagnostic de psychose ?
Jusque dans les années 1970 ou 1980, la conviction exprimée par une personne d’être de l’autre sexe, pour dire les choses simplement, était généralement considérée comme délirante au sens psychiatrique du terme, et relevait donc d’une schizophrénie ou d’une autre psychose délirante chronique.
En ce temps-là, l’homosexualité et le travestisme étaient des perversions sexuelles.
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L’histoire de Mlle Rosette (1678-1725) et M…
Travail présenté aux VIèmes journées Sainte-Anne, Hôpital Sainte-Anne (Paris), le 31 janvier 1989
Ainsi que nous l’avons déjà écrit, la place du transexualisme dans la nosographie médicale a beaucoup évolué depuis vingt ans, et cette évolution s’est accompagnée d’un changement radical et positif dans le traitement social et médical des transexuels.
Voici deux très anciennes observations, qui montrent que le fait transexuel existait dans les siècles passés, sous une forme clinique fort proche de celle qu’on lui connait de nos jours (avec tout ce que l’exercice du diagnostic rétrospectif comporte d’incertitude et de risque…).
La première, intitulée Mademoiselle Rosette, a été rédigée un siècle environ après la mort de l’infortuné transexuel béarnais :
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Voie dégagée pour la FFS (facial feminization surgery)
Voilà, hier c’était les ultimes visites avant le lundi 1er décembre, jour où je serais opérée pour une féminisation de visage (FFS).
Et comme le 13 septembre j’ai écrit un billet s’intitulant 30 novembre, commencement des choses sérieuses, que cette date approche et qu’elle est maintenant certaine, compte tenu des péripéties de ma paralysie faciale périphérique survenue entre-temps, j’ai souhait refaire un petit bilan de cette étape importante de mon parcours.
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Quand la Cour de Cassation exarcerbe les différences…
La Cour de Cassation a annulé la condamnation du député Christian Vanneste pour injure homophobe. La motivation des juges tient en quatre lignes lapidaires : « si les propos litigieux [...] ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d’expression. ».
On appréciera déjà que les propos litigieux n’aient pu choquer « que » certaines personnes homosexuelles, et non toute personne un tant soit peu sensibilisé au respect des autres, à la tolérance, à l’ouverture d’esprit. La vieillesse est un naufrage dit-on, on voit qu’à la Cour de Cassation ils ont déjà coulé, et que malheureusement l’Assemblée Nationale vient de voter un amendement scélérat pouvant permettre de rester jusqu’à 70 ans sous les velours et les ors, à rendre des décisions pareilles !
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SRS : première consultation à l’hôpital
C’est la suite de cet article : Tourisme en Begique, début novembre, et c’était mercredi passé ! C’était un jour où j’étais sereine, apaisée, heureuse de cette journée libératoire à mes angoisses qui arrivait enfin. Et je suis restée sereine tout au long de la journée, même quand sur le domaine de l’hôpital, nous nous sommes quelque peu perdues, mon amie et moi, car cet hôpital est très grand, éclaté en plusieurs bâtiments séparés par des parkings ou des coins de pelouse. Et quand on ne connait pas , qu’on y vient pour la première fois, on apprécie fortement le plan des différents bâtiments que joins l’hôpital à son courier de convocation, et on réalise aussi que de passer du K.12 au B.2 puis au K.12C n’est pas si évident que ça, même avec une carte !
Mais c’est connu, les femmes ne savent pas lire les cartes … !!!
Bref !
Il s’agissait donc de ma première visite en vue de ma SRS (sex reassignment surgery), et j’arrivais avec le certificat de transexualisme établi par ma psy.
Ca ne vous gênes pas d’étaler publiquement votre sexe ?
Mais quel est donc cette sacro-sainte importance fondamentale, vitale même dirais-je, en France en tout cas, de devoir indiquer le sexe sur les documents officiels ?
Qu’est ce que cette importance malsaine donnée à notre entre-jambes, qui ne regarde personne, et qui ferait condamner quiconque pour perversité à s’intéresser au sexe d’une façon aussi permanente et constante que notre société.
On dira qu’il faut des statistiques, 1 d’un coté, 2 de l’autre, et tout un tas de monde nul part, on compte plus de 300 combinaisons chromosomiques différentes, cf : alors, il n’y a que deux genres ?, au-delà du simple, trop simple XX et/ou XY…, car ne correspondant pas à la facilitée du 1 d’un coté, du 2 de l’autre, mais ça ne fait rien, on s’en fout, ils ne comptent pas ceux là, celles là…..
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Savoir changer…
S’il y a un lieu où le changement est le maître mot, c’est bien ici. Mes textes mettent l’accent sur toutes les modifications, transformations engendrées par le traitement hormonal de substitution que je prend depuis neuf mois à présent. Traitement qui devrait changer d’appelation, et prendre le nom de traitement hormonal de remplacement, la substitution étant faite et bien faite désormais.
Je n’ai pas évoqué que les changements corporels dans ce blog, j’ai aussi parlé de mes changements dans ma façon d’agir, d’être, de paraître. J’ai même évoqué ma sensibilité extrême dûe à ma nouvelle hormologie, et à laquelle il faudra bien que je m’acclimate, selon les mots de ma gynéco-endocrinologue.

