C’était en janvier 2000, un livre sortait qui allait provoquer un grand émoi. Ce livre c’était : Médecin chef à la prison de la santé de Dominique Vasseur.
Le 3 février de la même année, l’Assemblée Nationale adoptait à l’unanimité, une commission d’enquête sur la situation dans les prisons françaises.
Le 27 juin 2000, la Commission examinait le rapport final et l’adoptait à l’unanimité, il était ensuite remis au Président de la République.
Les deux volumes de ce rapport sont sur mes étagères, et reflètent effectivement une situation accablante, très en deça d’autres pays comparables au notre, indique en tout cas d’une naiton qui se vuet l’héritière des Lumières, et patrie des Droits Humains.
Nous en sommes en 2007, peu a changer, très peu.
Pour vous en convaincre, voici dessous la situation à Fleury Mérogis des quartiers disciplinaires dont le Tribunal Administratif de Versailles a dressé un constat encore une fois accablant.
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C’est en France, ce pays ayant une haute définition des Droits Humains
Egalité, vous avez dit égalité ?
La place des femmes dans la société n’est assurément toujours pas trouvé, en tout cas pas au sens ou représentante de la moitié de la société française, elles subissent toujours autant de discriminations liées à leur genre.
Il y a deux sources à ce phénomène :
- la structure particulièrement rigide et patriarcal de la société française, qui joue dans ce phénomène à plein. Ainsi, dans les procédures judiciaires mettant en cause un enfant, il n’est pas rare du tout de ne voir apparaître en clair que Monsieur, Madame étant reléguée à sa simple civilité, en se voyant affublé de surcroît du prénom masculin de l’époux !
- les femmes elles-mêmes, qui ont particulièrement bien intériorisées, « appris », leur nécessaire second rôle « inné » (sic !), les empêchant ainsi de se mettre en avant, ou tout du moins à faire valoir leurs compétences, leurs visions, leurs réflexions. Les femmes pensent en silence, les mâles tiennent le discours et… l’action.
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Penser le (non) genre
La notion de genre est beaucoup plus présente dans les pays Anglo-Saxons, que dans les pays latins, qui sont en ce domaine encore un peu en retard. Quant à la France, elle ignore encore à peu près tout de la distinction entre genre et sexe, son conservatisme hétéro-patriarcal s’illustrant parfaitement dans ce retard à prendre le train en marche.
Cet article, issu d’un blog, illustre aussi combien pour les femmes (le mouvement féministe est proche sur certains points du combat des TG/TS pour une réelle visibilité/existence), la notion de genre est primordiale, et façonne leur existence sous un autre aspect que « par rapport à… », (sous entendu par rapport au mâle). On peut se référer à cet article La Femme un être sui-generis ? illustrant la diffcile accession à la personnalité de la femme
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Ca évolue…., ailleurs !
Celui-ci, ce n’est jamais que la suite de l’article de novembre 2006, La France, un pays de Vieux ? , puisqu’encore une fois, un état européen, particulièrement proche, puisqu’il s’agit de la Belgique, fait avancer sa législation en matière de trans.
Il s’agit en effet désormais, d’une procédure purement administrative.
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Trouble dans le genre…
Un livre référence qui se pose sur mes rayons, une nouvelle fois. Après le très attendu Le Mouvement Transgenre de Pat CILIFIA RICE, voici enfin le Trouble dans le Genre de Judith BUTLER. Le travail de synthèse de cet ouvrage est remarquable, Michel FOUCAULT, Sigmund FREUD, Jacques LACAN, Claude LEVI-STRAUSS, Simone de BEAUVOIR, Luce IRIGAY, Julia KRISTEVA, Monique WITTIG, etc…, sont rappelés constamment afin de penser, avec et contre eux, sexe, genre et sexualité.
Ce livre est au principe de la théorie Queer et n’a pas pour intention de solidifier la communauté d’une contre-culture, mais de bousculer l’hétérosexualité obligatoire, en la dénaturalisant. Car ici, comme dans les revendications féminines de la place des femmes dans la société, ce régime de l’hétérosexualité obligatoire est perçue comme un régime de pouvoir, fixant les rôles et les places, et vouant la femme à sa destinée, en tant « qu’objet », et jamais en tant que « sujet ».
Cette vision de la femme « par rapport à…. » et sur laquelle se construit en fait la différenciation masculine (à l’avantage de ce dernier et au profond désavantage de la seconde), est en soi le premier des déséquilibres entre les rapports de genre.
Ce sont l’ensemble de ces rapports, que Judith BUTLER met en exergue en nommant, désignant les toubles qui est déjà dans nos vies, au plus profond de chacun de nous.

