La transexualité (que je n’aime décidément pas ce mot !), disons la transidentité, a ceci de particulier qu’elle implique un cheminement long et difficile duquel la notion de plaisir est le plus souvent absente. C’est la plupart du temps quelque chose d’extrêmement difficile à accepter, par tous et à commencer par soi-même, et le refus d’admettre l’inévitable, la transition, peut conduire à de graves dépressions.
Ce trouble, souvent qualifié de ‘malaise’ par les psy, est en fait plus proche d’une véritable douleur, d’une déchirure de l’âme. Même s’il est difficile aux personnes ‘extérieures’ de comprendre ce que nous ressentons, elles peuvent toujours s’imaginer se réveiller un matin avec un corps du sexe opposé. Que feraient-elles alors ? Elles consulteraient des spécialistes, essaieraient de trouver une solution à cette situation invraisemblable afin de pouvoir récupérer leur corps véritable. Ainsi sommes-nous. Nous nous sommes éveillé(e)s au monde avec cette étrange certitude et nous ne faisons rien d’autre que chercher la meilleure solution pour y remédier.
