Le 10/05/2006, je publiais sur ce blog, l’article clé révélant ce secret que je porte comme une croix, Ce Que Je Suis. Il faisait suite à quelques autres, passés plus ou moins inaperçus, restés dans l’incompréhension, et dont celui-ci allait donner la clé.
Il est dimanche, midi, pour une fois, ce n’est pas la nuit où j’écris. J’écris moins dans la nuit. Je dors. Signe d’un apaisement ou de l’âge qui avance, probablement les deux, je ne sais pas. Il est dimanche, midi, et j’ai envie de retracer ce que fût mon parcours, permettre de faire le lien entre tous ces articles épars qui retrouveront un ordre et un sens, pour mes visiteurs, d’être moi aussi un témoignage parmi d’autres, de ce que j’ai enduré, de ce que vous m’avez fait endurer, vous, les cisgenres heureux, et binaires.
My Way…
La mort en douce…,
Parce que je sais des nuits étranges où se nouent des compréhensions et des sentiments étranges d’avoir bien agit et de devoir se cacher et se taire, parce que je sais aussi que demain cela pourrait moi, je ne peux être indifférent à la problèmatique de la fin de vie dans des conditions humaines, c’est à dire celle qui évite de voir ceux, celles qu’on aimes sur des lits de douleurs, de sentir de leur haleine des relents déjà morbides, d’entendre à chaque souffle des râles de mourrants qui n’en finissent pas de s’éteindre.
L’appel des plus de 2.000 soignants m’interpelle, le texte est ici, et même si la loi Léonetti (Avril 2005) est venu améliorer la situation, elle reste bien souvent insuffisante, sans une réelle évolution des mentalités dans ce pays.
AU-delà de eux et celles qui s’engagent, de par leur fonctions au plus proche de ces situations, c’est à nous de dire aujourd’hui ce que l’on pense de cette situation.
C’est à nous, de dire en signant cette pétition-action, que nous ne voulons plus cacher une réalité à laquelle un jour ou l’autre nous serons confrontés, nous-mêmes ou un proche que l’on aime.
Je soutiens le manifeste pour l’euthanasie
