Indépendante tout en étant proche des Girondins, Olympe de GOUGES lutte pour l’émancipation des femmes et l’abolition de l’esclavage. Elle sera la seule femme à commenter et à écrire sur le vif, durant la Révolution de 1788 à 1793. Auteure d’une trentaine de pièces de théâtre, de publications politiques, de pamphlets, elle aura droit à cet éloge funêbre le lendemain de son exécution sur l’échafaud, – 2 novembre 1793 -, signé par Chaumette (Procureur de la commune de Paris) dans Le Moniteur :
“Rappelez-vous l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois…”.
Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fais la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.
