Je suis effarée du nombre de femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ou durant TOUTE leur vie, se sentent OBLIGEES d’être « gentilles », dévouées, tendres, douces, dociles, raisonnables, patientes, conciliantes, maternantes, consensuelles.
Pas question de nature ! Nous ne naissons pas avec le gène de la docilité gracieuse. Rien n’est pire que cette geôle dans laquelle depuis notre plus tendre enfance l’éducation patriarcale judéo-chrétienne nous tient prisonnières moralement.
Je ne parle pas du plaisir de faire plaisir, ponctuel, par humanisme, tendresse ou amour, inhérent à chaque individu en dépit de son genre : mais de cette obligation de douceur-sagesse-raison-souriante qui dicte nos comportements dès l’enfance.
Lire la suite ‘Gentille….’
Je me souviens d’un temps, d’un temps pas heureux en fait, mais du temps ou j’étais « comme tout le monde », où je trichais avec moi, avec mon ex, avec les autres, tous les autres.
J’étais le silencieux, celui plongé dans le mutisme des conversations banales, ordinaires et ennuyeuses qui alimentent vos sorties, vos soirées, vos moments. Je m’ennuyais. Vous m’ennuyiez avec vos sujets frivoles.
J’étais bizarre, et on ne trouvait ma compagnie agréable que lorsqu’il s’agissait de faire plaisir à mon ex.
Je n’ai jamais beaucoup compté. Il faut dire que je ne vous ais jamais beaucoup intéressé et que je ne faisais guère d’efforts pour le faire, pour vous rejoindre…
Lire la suite ‘Décidemment, pas fréquentable…..’
Un texte sur mesure, un premier couplet qui est pour moi.
Texte que je dédie à tous les cisgenres bien pensants, qui m’ont catalogué, jaugé, sinon jugé, espionné, traqué, catalogué, étiqueté et évincé.
Texte que je dédie à mes amies aussi.
Qui peut prétendre me connaître
Sans se contenter du paraître
Image toute faite ou projection
C’ qu’on vous prête est à confusion
Qui peut prétendre me comprendre
Quand il faut de tout se défendre
Passé les on-dit, cassé la glace
Et gratté le vernis en surface
Quand soit même on cherche et se perd
Pour toute une vie qu’on veut bien faire
{Refrain:}
Je suis comme je suis
J’aime comme j’aime
Même si j’en paie le prix
Je suis comme je suis
Je suis mes envies
Comme suivent ceux qui m’aiment
Je rêve comme je rêve
Plutôt mal que bien
Parfois même un rien
Je suis comme je suis
En tout cas je n’ai
La prétention de rien
Qui peut prétendre avoir la clé
De mon enfance et ses ratés
Ranger tous vos clichés qui rassurent
Des blessures à vivre sous l’armure
Mais qui peut prétendre encore prétendre
Avoir un jugement à rendre
Et pouvoir s’ regarder en face
Qu’est-ce qu’il aurait fait à ma place
Quand moi même je cherche et m’y perd
Pour tout un cirque qu’il faut bien faire
{au Refrain}
La prétention de rien
Je suis comme je suis
J’aime comme j’aime
Je suis comme je suis
Je rêve comme je rêve
Je suis mes envies
Comme suivent ceux qui m’aiment
Ceux qui m’aiment
Je suis comme je suis
Je rêve comme je rêve
Plutôt mal que bien
Parfois même un rien
Je suis comme je suis
En tout cas je n’ai
La prétention de rien {x3}
Je suis comme je suis {x3
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numerus clausus n.m. (mots latins qui signifient nombre arrêté). Catégorie de personnes admises en nombre limité à une fonction, à un grade, conformément à une loi, à une décision d’autorité. Source : Le Petit Larousse
Le texte d’origine et plus d’informations
Nous trouvons traces, depuis plus de vingt ans maintenant, de la notion de numerus clausus appliquée à la prison. De très nombreuses associations spécialisées sur la prison ont repris à leur compte l’expression, chacune n’interprétant pas toujours cette notion de façon identique.
L’expression est inconnue du grand public, du moins liée à la population carcérale. Mais la presse, les publications associatives, les Rapports du Sénat et de l’Assemblée nationale sur les prisons en 2000 usent régulièrement de l’expression. Il nous est apparu finalement profitable de ne pas tenter d’imposer de nouvelle appellation.
Cela exige en revanche d’exposer la définition que nous choisissons de retenir.
Lire la suite ‘France : Les prisons de la honte’
Le 10/05/2006, je publiais sur ce blog, l’article clé révélant ce secret que je porte comme une croix, Ce Que Je Suis. Il faisait suite à quelques autres, passés plus ou moins inaperçus, restés dans l’incompréhension, et dont celui-ci allait donner la clé.
Il est dimanche, midi, pour une fois, ce n’est pas la nuit où j’écris. J’écris moins dans la nuit. Je dors. Signe d’un apaisement ou de l’âge qui avance, probablement les deux, je ne sais pas. Il est dimanche, midi, et j’ai envie de retracer ce que fût mon parcours, permettre de faire le lien entre tous ces articles épars qui retrouveront un ordre et un sens, pour mes visiteurs, d’être moi aussi un témoignage parmi d’autres, de ce que j’ai enduré, de ce que vous m’avez fait endurer, vous, les cisgenres heureux, et binaires.
Lire la suite ‘My Way…’
Parce que je sais des nuits étranges où se nouent des compréhensions et des sentiments étranges d’avoir bien agit et de devoir se cacher et se taire, parce que je sais aussi que demain cela pourrait moi, je ne peux être indifférent à la problèmatique de la fin de vie dans des conditions humaines, c’est à dire celle qui évite de voir ceux, celles qu’on aimes sur des lits de douleurs, de sentir de leur haleine des relents déjà morbides, d’entendre à chaque souffle des râles de mourrants qui n’en finissent pas de s’éteindre.
L’appel des plus de 2.000 soignants m’interpelle, le texte est ici, et même si la loi Léonetti (Avril 2005) est venu améliorer la situation, elle reste bien souvent insuffisante, sans une réelle évolution des mentalités dans ce pays.
AU-delà de eux et celles qui s’engagent, de par leur fonctions au plus proche de ces situations, c’est à nous de dire aujourd’hui ce que l’on pense de cette situation.
C’est à nous, de dire en signant cette pétition-action, que nous ne voulons plus cacher une réalité à laquelle un jour ou l’autre nous serons confrontés, nous-mêmes ou un proche que l’on aime.
Je soutiens le manifeste pour l’euthanasie
Indépendante tout en étant proche des Girondins, Olympe de GOUGES lutte pour l’émancipation des femmes et l’abolition de l’esclavage. Elle sera la seule femme à commenter et à écrire sur le vif, durant la Révolution de 1788 à 1793. Auteure d’une trentaine de pièces de théâtre, de publications politiques, de pamphlets, elle aura droit à cet éloge funêbre le lendemain de son exécution sur l’échafaud, – 2 novembre 1793 -, signé par Chaumette (Procureur de la commune de Paris) dans Le Moniteur :
“Rappelez-vous l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois…”.
Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fais la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.
Lire la suite ‘Déclaration des Droits de la Femme’
Tu sais que je t’apprécie et que j’ai beaucoup d’amitié pour toi. je sais qu’on peut s’amuser et échanger sur pas mal de sujets, des points de vue, des écrits, et des conneries festives aussi, ça fait du bien souvent aussi.
Pourtant je sais aussi qu’il y a un sujet, qui a plein de ramifications, sur lequel ça coince, on s’engueule ou on s’accroche systématiquement si je ne prends pas sur moi (je parle de moi mais ça vaut aussi pour les autres hein).
A chaque fois sur les questions liées à ce que j’appelle la construction genrée.
Lire la suite ‘Discours Construit pour Cisgenres’