L’une des prétentions de l’humain est de toujours vouloir prétendre trop tôt,
Qu’il sait, qu’il connait, qu’il a l’expérience !
L’humain cet éternel apprenti de la vie apprend chaque jour,
Pour peu qu’il ouvre son esprit aux curiosités de son entourage
L’humain n’a qu’une expérience, la sienne, celle qu’il se fomente,
Qu’il vit lui-même, expérience unique et irremplaçable,
Mais qui ne vaudra jamais pour les autres,
Et qui ne vaut même parfois même pas pour soi-même d’ailleurs.
Pourtant ils sont légions ceux qui parlent du haut de leur expérience,
Pourquoi cette résistance ?
Ce Que Parler Veut Dire
C’est par un clin d’oeil à l’ouvrage de Pierre BOURDIEU – Ce que parler veut dire -, que j’ai osé intitulé mon billet du jour !
Les mots construisent et reflètent la culture et le vécu de toutes les sociétés, et le langage joue un rôle fondamental dans la formation de l’identité sociale des individus. L’interaction qui existe entre le langage et les attitudes sociales a fait l’objet de nombreuses recherches et n’est plus à démontrer.
Jusqu’au Conseil des Ministres de l’Union Européenne du 21 février 1990 lorsqu’il se dit convaincu que le sexisme dont est empreint le langage en usage dans la plupart des Etats membres du Conseil de l’Europe, et qui fait prévaloir le masculin sur le féminin, est une entrave à l’égalité entre les hommes et les femmes.
Amnesty International a pris en 1997 la décision d’adapter son discours des droits. Trois expressions ont été identifiées qui remplacent désormais l’expression « droits de l’homme », excepté dans les documents historiques. Il s’agit de droit de la personne humaine, droits humains, et droits de l’être humain.
