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Just Another Nervous Wreck

  • Posted on 11 juillet 2006

Tout simplement parce que le morceau est beau, léger, scintillant, entraînant qu’il donne envie de le fredonner.
Son 100% Supertramp. La signature du groupe, celle que l’on reconnait entre toute dans ce morceau, qui sert de base avant le grand Crime Of Century

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Crime Of Century

  • Posted on 11 juillet 2006

Supertramp – Crime Of Century

12 vers seulement pour ce morceau long de 5’35, et que de variations musicales avec seulement quelques notes. Ce monument, débute comme une ballade, mais s’emballe, que dire s’enflamme avec un merveilleux solo de guitare. C’est presque une valse lente. Puis démarre une rythmique piano comme Supertramp en a le secret, quelques notes lancinantes sur lesquelles viennent se greffer les autres instruments, y compris les violons puis le saxo, en une mélodie flamboyante qui a le pouvoir d’émouvoir aux larmes,… ! et vient s’achever avec quelques notes d’harmonica.
Ce morceau est une pure merveille jusqu’à la dernière seconde et n’a pas pris une ride en trente ans !

Un morceau fétiche pour moi.
Bien sur les paroles, mais aussi et surtout ce morceau lancinant, avec son clavecin arrière plaquant les mêmes accords le long de cet instrumental allant crescendo.
Un extrait particulièrement long (connection haut débit recommandé) de la fin instrumentale, avec ces notes de piano qui sans cesse revienne, pendant que les instruments à vents se superposent…. ( finale non complet )
Magnifique ! A écouter relativement fort et au casque de préférence !

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My Epitath

  • Posted on 9 juillet 2006

This is my epitath… ce pourrait être la mienne effectivement, sauf que contrairement à Crimson, je ne dirai pas But I fear tomorrow I’ll be crying, je pleure déjà presque tout les jours de ce monde d’indifférence et d’injustice dans lequel nous vivons, dans la plus parfaite harmonie individualiste d’un cocooning coupable.

Rien que la pochette du 33 tours fut une révolution….

The wall on which the prophets wrote
Is cracking at the seams
Upon the instruments of death
The sunlight brightly gleams.
When every man is torn apart
With nightmares and with dreams,
Will no one lay the laurel
wreath
As silence drowns the screams.Between the iron gates of fate,
The seeds of time were sown,
And watered by the deeds of those
Who know and who are known ;
Knowledge is a deadly friend
When no one sets the rules.
The fate of all mankind I see
Is in the hands of fools.Confusion will be my epitaph
As I crawl a cracked and broken path
If we make it we can all sit back and laugh.
But I fear tomorrow I’ll be crying,
Yes I fear tomorrow I’ll be crying. 
Le mur sur lequel écrivaient les prophètes
Est en train de se fissurer.
Sur les instruments de mort
Le soleil brille de tous ses feux.
Lorsque tout homme est tiraillé
Entre les cauchemars et les rêves,
Personne ne mettra la couronne de laurier
Tandis que le silence noie les cris.Entre les portails d’airain du destin,
On a semé les graines du temps,
Arrosées par les faits de ceux
Qui savent et qui sont connus ;
La connaissance est une amie fatale
Lorsque aucun n’en fixe les règles.
Le destin de toute l’humanité visible
Est entre les mains des idiots.La confusion sera mon épitaphe.
Tandis que je rampe sur un sentier craquelé et défoncé
Si nous y arrivons nous pourrons tous nous tordre de rire.
Mais je crains de pleurer demain,
Oui je crains de pleurer demain. 

 

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Né en 17 à LEIDENSTADT

  • Posted on 6 juillet 2006

Il est difficile de savoir si en 1940 nous n’aurions pas été des Lacombe Lucien…
Et si vous ne savez pas qui c’est, que vous n’avez jamais vu le film, lisez donc le document joint à cet article, vous comprendrez combien cela colle à la chanson….

Et si vous pensez que celà n’existe que dans ces situations exceptionnelles, détrompez vous, et réfléchissez aussi à ce que pourrait être notre attitude, situation, position, dans ce pays qui flirte avec des peurs d’extrême droite lors d’élection présidentielles (2002, 2007 ?).
Combien de fonctionnaires mettraient alors leurs situations en périls au nom de l’idéal de démocratie, de liberté, d’égalité, de fraternité ? Combien se contenteraient d’être cette zone grise décrite par Primo LEVI (sur Wikipédia )

Ce texte, cette chanson m’y fait réfléchir à chaque fois que je l’entend

Pour les paroles et toujours l’extrait sonore,
Et si vous ne connaissez pas l’histoire de Lacombe Lucien, alors lisez la suite

« Juin 1944, les Alliés ont débarqué en Normandie. Dans une petite ville du sud-ouest de la France, Lucien Lacombe, un jeune paysan de dix-sept ans, quitte l’hospice où il est employé aux basses besognes, pour passer quelques jours dans son village, et, si possible, y rester. Mais il retrouve la ferme de ses parents occupés par d’autres : son père étant prisonnier en Allemagne, sa mère est devenue la maîtresse du Maire du village. Il est reçu plus que froidement.
Le seul endroit où Lucien est vraiment libre c’est en pleine nature : sa force, ses qualités de chasseur l’ont toujours mis au-dessus de ses camarades même du fils du Maire, aujourd’hui dans le maquis. Lucien décide de le rejoindre. Tout le monde connaît le chef du maquis : l’instituteur. Lucien lui rend visite, sans succès. L’instituteur-lieutenant de FFI ne croit pas qu’un cancre, même bon chasseur de lapin, suffise à faire un résistant.
A la fin de son congé, Lucien regagne l’hospice. La crevaison d’un pneu de bicyclette, son arrivée en ville en pleine nuit par ces temps de couvre-feu, une rencontre imprévue, le font échouer dans un hôtel réquisitionné par un groupe de français au service de la police allemande. Ils saoulent Lucien par jeu, puis pour encourager ses confidences… le lendemain, l’instituteur est arrêté et torturé.
Lucien, dépassé par les événements, est pris dans un engrenage. Il accepte de travailler avec ses nouveaux amis. Il ne comprend pas grand chose aux questions idéologiques, mais il s’adapte facilement à cette nouvelle vie qui semble lui donner des satisfactions : la violence quotidienne devient pour lui aussi routinière qu’une matinée de chasse ; Tonin, l’ex-policier révoqué, se fait raser pendant la lecture des lettres de dénonciation ; Aubert, l’ancien coureur cycliste, prend sa douche entre deux séances de torture …. La rudesse naïve de Lucien contraste avec la bonne éducation et l’humour cynique de Jean-Bernard de Voisins, le « fils de famille » dévoyé du groupe.
Jean-Bernard l’emmène se faire faire un costume par Albert Horn, un tailleur juif de Paris qui se cache dans la ville avec France, sa fille de vingt ans, et sa vieille mère. En même temps qu’il s’implique de plus en plus dans les infâmes activités de la Milice, il courtise France qui, d’abord, ne manifeste guère d’enthousiasme. Mais au retour d’un bal où France est insultée par des antisémites, elle devient la maîtresse de Lucien qui s’installe chez les Horn.
A mesure que les Alliés avancent vers le sud, la Résistance prend de plus en plus d’audace, et Jean-Bernard est abattu, ainsi que Betty. La mère de Lucien, qui a reçu des menaces anonymes, presse son fils de prendre la fuite, mais Lucien dit qu’il est bien là où il est. Horn, qui ne peut plus le supporter, se rend à Faure, un collaborateur farouchement antisémite, et il est emmené par la Gestapo. Lucien arrive à son tour avec un soldat allemand pour arrêter France et sa grand-mère. Au moment de sortir de l’immeuble, il tue le soldat et s’enfuit dans la campagne, avec les deux femmes. Leur voiture étant tombée en panne, ils se réfugient dans une ferme abandonnée où ils mènent une idyllique vie champêtre.
Sur la dernière image, on voit apparaître le visage de Lucien, avec ces mots : « Lacombe Lucien a été arrêté le 12 octobre 1944. Jugé par le Tribunal Militaire de la Résistance, il a été condamné à mort et exécuté ».
Film de Louis Malle (1974)

En Passant…

  • Posted on 6 juillet 2006

Jean Jacques Goldman

Je l’ai aimé et l’aime encore pour ces paroles bien sur, notamment celles-ci :
Doucement reviennent à pas de loups
Reines endormies, nos déroutes anciennes

si caractéristiques du trait humain que nous avons tous, certains plus que d’autres, peut-être, c’est tout….

Et c’est aussi pour ceux qui ne sont pas des salauds ou des bienheureux repus de suffisance, et qui parfois se retournent sur leurs vies, ont la force, le courage de constater nos échecs et parfois même notre lacheté du temps présent par rapport à ce que l’on s’était promis,…soit personnellement, soit réciproquement.

Quand à la fin, elle me ressemble assurément…
J’ai vu des bateaux, des fleurs, des rois
Des matins si beaux, j’en ai cueilli parfois
En passant

mais j’aime ce morceau aussi pour son final instrumental

Le texte

Toutes les ébènes ont rendez-vous
Lambeaux de nuit quand nos ombres s’éteignent
Des routes m’emmènent, je ne sais où
J’avais les yeux perçants avant, je voyais tout

Doucement reviennent à pas de loups
Reines endormies, nos déroutes anciennes
Coulent les fontaines jusqu’où s’échouent
Les promesses éteintes et tous nos vœux dissous

C’était des ailes et des rêves en partage
C’était des hivers et jamais le froid
C’était des grands ciels épuisés d’orages
C’était des paix que l’on ne signait pas

Des routes m’emmènent, je ne sais où
J’ai vu des oiseaux, des printemps, des cailloux
En passant

Toutes nos défaites ont faim de nous
Serments résignés sous les maquillages
Lendemains de fête, plus assez saouls
Pour avancer, lâcher les regrets trop lourds

Déjà ces lents, ces tranquilles naufrages
Déjà ces cages qu’on attendait pas
Déjà ces discrets manques de courage
Tout ce qu’on ne sera jamais, déjà

J’ai vu des bateaux, des fleurs, des rois
Des matins si beaux, j’en ai cueilli parfois
En passant