Né du scandale de l’affaire dite d’OUTREAU, la création de cette commission d’enquâte parlementaire en décembre 2005, fit couler beaucoup d’encre lors de sa mise en place,et son intention affiché d’avoir des débats à huis clots.
En fin de compte, plus de 221 personnes entendues en retransmission publique pour la plupart, ont placé tant les parlementaires que l’institution judicaire sur la place publique, pour un débat et une interrogation citoyenne de cette institution.
Une société à la justice qu’elle se mérite, il était temps pour elle d’en prendre le pouls et de percer ces méthodes de fonctionnement, qui font un modèle désormais quasi-unique de par le monde, puisque bâti sur un système inquisitorial encore relativement fort.
La magistrature, inquiéte de voir se soulever le dessous de ses robes, s’est inquiété de ce soit disant empiétement du législatif sur le judicaire, oubliant d’ailleurs que dans le fonctionnement de nos institutions le judiciaire n’est pas défini comme un pouvoir autonome, le Parquet étant soumis à l’exécutif, etles constitutionnalistes parlent d’ailleurs d’autorité judiciaire et non pas de pouvoir judiciaire, spécificité typiquement française qui n’en compte pas qu’une, citons cet autre particularité de la dualité des compétences administratives et judiciaires. Ce petit monde feutré n’a ni a avoir peur de la lumière, ni de l’exposition aux débats, car tant que la justice restera rendu par des hommes et des femmes, et il est à souhaiter qu’elle le reste longtemps encore – elle sera faillible. Et s’interroger sur ces défaillances n’est pas jeter une suspiçion globale, mais simplement un interrogation, une halte nécessaire pour que ceci, tout ceci, ne se reproduise plus jamais.

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