J’en suis arrivée à un point de perte de mes repères, inimaginables. Jamais je n’aurais crû possible d’aller aussi loin dans l’absence de certitude. Le fameux, « qui suis-je ? » vient en réponse au non moins fameux « mais dans état j’erre ? » qui ordinairement me fait sourire transformant l’état j’erre en étagère !! Evidemment !! Mais là, je n’ai plus envie d’en rire, mais alors pas du tout.
Je sais ce qu’il faut évacuer. C’est elle. Cette mère, possessive, jalouse, sur-protectrice, qui a projeté sur moi son désir de fille, après avoir eu trois garçons, qui malade à mon adolescence, a sû transformer cette maladie la posant en victime de la mauvaise qualité de vie qu’elle avait eu avec mon père.
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Evacuer le tout, et elle y compris…
RAPPORT 2006 D’AMNESTY INTERNATIONAL
SYNTHÈSE DESTINÉE AUX MÉDIAS
Rapport 2006 :
La situation des droits humains dans le monde
NB : Sauf indication contraire, ces chiffres sont ceux disponibles à la date du 23 mai 2006.
ESPOIR
Des avancées notables vers l’abolition de la peine de mort illustrent la capacité potentielle de pression de l’opinion publique pour l’obtention de changements.
PEINE DE MORT
Fin 2005, on comptait 122 pays ayant aboli la peine de mort, dans les textes ou la pratique.
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Ca faisait très longtemps…
Je suis en mauvaise phase. L’araignée gratte au plafond. Vous me direz que c’est souvent, ce qui est vrai. Mais il y a des moments de beaucoup plus forte intensité que d’autre. Et puis le petit coup de blues, je ne pense pas que je sois le seul qui en ait parfois, même si les miens sont sans doute plus fréquents.
Non, là j’ai réellement un gros coup de cafard. Une de mes périodes triste, de celle qui me donne des crises de larmes le soir, et me fait me coucher tôt.
La Nausée
Non, je ne crois pas en Lui,,
Car comment pourrait-il accepter
Que sa soit-disante création,
Soit devenu si con
Si veule, si pleutre, si mouton,
Mais je suis agnostique,
Je sais qu’il y a quelque chose,
Mais ce n’est pas Lui,
C’est peut-être le Malin,
Par contre.
Non, je ne crois plus en vos valeurs,
Pécunières, marchandes, hiérachiques,
Votre pouvoir c’est l’argent,
Le manque vous ne le connaissez pas,
Pourtant vous dites en manquer quand même.
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Ce n’est pas un hasard…
Dernièrement, en pleine confrontation avec moi-même, j’ai été amené à faire une constatation, que, bizarrement, je n’avais jamais faîte. Mes meilleures relations sont en fait des femmes. Normal, me dira-t’on pour un homme ? Alors, je précise que ces meilleures relations s’entendent à tous les sens que l’on veut, mais pas au sens sexuel. Et là, ça commence à en épater plus d’un, notamment parmi les mecs !! Je ne passerai pas sous silence, le nombre de fois où j’ai entendu que j’étais bien con, que je ne savais pas m’y prendre, et que « j’avais raté une occasion » !
Ma dysphorie de genre m’a empêché de ce point de vue d’avoir une vision purement consommatrice de la femme. C’est une très maigre consolation, mais c’est aussi un grand bonheur, – qui reste rare -, car j’ai gagné en qualité et en profondeur, ce qui après tout, ne forme pas l’essentiel d’une personne.
Et même sans rien demander !
Ecrit le 10 Juillet 1997 par Ginette
Durant l’été 1997 on avait fait une soirée comme ça, brochettes, salade géante variée, etc.
Pilou a bu un peu, très peu même puisqu’il ne boit pas d’alcool d’habitude. Donc, il tient pas bien quand il prend trois quatres verres, et six sept alors là, c’est bon, il est bien atteint ! Pourtant la soirée avait duré longtemps, puisque mon amie et moi avons fait la nuit blanche carrément, alors qu’il avait dû se coucher vers 4 ou 5 heures.
Ce que je suis
Je m’en doutais à vrai dire, malgré mes incertitudes, mes angoisses, et mon mal-être, je savais bien ce qui n’allait pas chez moi.
Il n’est pas évident de l’admettre, par contre. Une réalité qui vous rend non pleinement conforme à la norme, est une réalité difficile à supporter.
Il faudra pourtant faire avec. Il faudra pourtant faire mieux qu’avant en tout cas.
Le plus con est que cela fait des années que je le ressents, mais c’était en moi, et si j’avance petit à petit sur le sentier qui me ménera à une meilleure acceptation de moi-même, que ce chemin est escarpé, qu’il est donc difficile de s’affronter !
Depuis une semaine à présent, je tourne en rond comme un lion dans sa cage, non pas que ce que j’ai appris me surprenne outre mesure, je l’ai dit, je m’en doutais , mais maintenant je ne peux plus faire semblant. Et moi qui me fous tant parait-il du regard des autres et du poids de la norme, me voila pris au propre piège de ce que je feins – faussement – d’ignorer comme pour un échappatoire, alors que last but not least, je vis au milieu des autres.
Mon, Ma, et autres possessions qui n’en sont pas…
Vous n’avez jamais trouvé curieux ce langage qui consiste à assimiler les êtres humains à des choses matérielles, des objets ? Pour ma part, j’ai non seulement toujours trouvé cela curieux, mais même carrément malsain.
Mon ami, mon mari, mon amie, ma compagne, ma femme, sont des expressions qui me heurtent. Mais la langue de Molière est d’une pauvreté telle qu’en dehors de ces pronoms possessifs, pas de salut !
Or, l’autre est-il une possession ? Assurément non, posséder une voiture, c’est pouvoir la détruire, la vendre, la prêter, la laisser à l’abandon même. Posséder un appartement, c’est pareil, un réveil-matin, un grille-pain, un ce que vous voulez… !!
Mais un être humain ? Un homme, une femme ?
Puis-je décemment détruire ‘ma’ femme ? (les femmes inverseront la proposition !)
Non, j’irais en prison, et j’espère bien que là n’est pas la seule raison qui m’empêche de le faire d’ailleurs !
Puis je décemment la vendre ?
Encore moins.
Alors la louer ?
Et bé… !!
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Sexe, genre, orientation sexuelle
Merci à Alexandra Augst-Merelle et Cornelia Schneider pour ce texte qui a l’avantage d’être court, et précis.
Depuis la nuit des temps, les humains ont tendance à considérer que l’identité sexuée (le genre) d’une personne est basée sur un critère anatomique bien défini : « c’est un garçon » ou « c’est une fille », c’est la réponse en apparence évidente, sans alternative possible. Pour beaucoup de gens (mais pas pour tous, justement), ce critère fonctionne, et la société humaine définit par conséquent des rôles sociaux qui vont avec ce critère : si tu as un pénis, tu es un garçon, donc tu es censé être attiré par les filles et te comporter comme un homme, et si tu as un vagin, tu es une fille, donc tu es censée être attirée par les garçons et te comporter comme une femme. Les comportements qui vont avec ces rôles définis par la société se manifestent extérieurement par des signes visibles : p.ex. la tenue vestimentaire, les jeux auxquels sont censés jouer les enfants (’jeux de filles’ ou ’jeux de garçons’), les intérêts qu’ils sont censés avoir (« les garçons jouent aux foot et s’intéressent aux voitures », « les filles jouent à la poupée et s’intéressent à la couture », etc.). Et idéalement, tout le monde vit heureux avec cet état des choses.
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Manifeste des 343 salopes
Dans son édition du 5 avril 1971, le Nouvel Observateur publie une liste de 343 femmes qui s’accusent du délit d’avortement, dont des personnalités publiques parmi lesquelles Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Gisèle Halimi, Jeanne Moreau, Françoise Sagan.
L’article fait sensation et sert de manifeste – baptisé, par provocation, par Charlie Hebdo, manifeste des 343 salopes – pour la défense des femmes à disposer de leur corps. Car Charlie Hebdo tire une ’une’ qui ne fait pas dans le détail avec un dessin s’en prenant aux hommes politique avec la phrase « qui a engrossé les 343 salopes ? ».
Dans le même numéro du Nouvel Obs, 252 médecins signent une pétition allant dans le même sens, et en 1973, ils seront plus de 300 à reconnaître publiquement leurs actes d’IVG. Elles et ils obtiendront gain de cause en 1975. Le journal le Monde le publiera à son tour.
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Retour sur le terrain
Celà va faire deux ans maintenant que je me suis installée là où je voulais arriver. Et même si je ne suis pas certain que je resterai dans cette ville , je n’irai en tout cas pas bien loin, soit en dessous, soit au dessus, mais en tout cas, je resterai dans la région !
Depuis un an je prospecte à droite à gauche, je farfouille… le tissu associatif du coin, je m’informe, je musarde, je flaire…
J’ai repris mon engagement auprès d’Amnesty International, c’est déjà un signe ça !! Et là je cherchais quelque chose de plus « à proximité » de plus local, quoi. Ca y est, j’ai trouvé !
Du coup, ma décision est prise, je vais abandonner mes activités syndicales. Je ne peux pas être partout à la fois, tout de même. Et puis disons le franchement, le milieu dans lequel je baigne me gonfle vaillamment ! Je veux bien être une aide pour ceux qui n’ont plus rien ou plus grand chose, mais je supporte de plus en plus mal de devoir monter au créneau à la place de personnes qui ont toutes leurs facultés et possibilités pour le faire.
De la difficulté de féminisation des noms de métiers
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais si on parle de l’ouvrière de la boulangère, celà commence à devenir plus délicat avec la pharmacienne, et plus on monte, plus ca devient difficile.
On rejoint ici le fameux clivage qui voudrait que la responsabilité et l’excellence soit au masculin, malformation de la méthode de pensée dûe à une vision bipôlaire des genres par échelle de valeurs, et sous jacente dominant/dominée, loin de tout esprit d’équivalence et d’équilibre. Voir ce texte d’ailleurs. J’avoue que professionnellement, je met au féminin la profession autant que faire se peut, du tant que le poste est occupé par une femme, mais je ne suis pas forcément suivi dans cette voie par mes autres collègues, car le fameux ca ne se fait pas ( ah, bon, et pourquoi ? ), a sacrément la vie dure !!
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