J’ai fêté cette semaine un anniversaire, celui de la mise en route de mon traitement d’inversion hormonale, qui avait débuté le 29 février 2008.
Il n’y a rien à en dire de particulier en fait, si ce n’est que ce délai afin atteint m’ouvre réellement la voie de l’intervention chirurgicale. Et c’est surtout, bien évidemment, ce point là, qui me réjouit le plus !
J’ai profité de ce moment de bilan hormonal pour rediscuter avec ma docteure de ce traitement, et ait fait remplacé l’anti-androgène, aux effets nocifs sur le long terme largement étayé, par une progestérone naturelle, qui épargnera mon foie et contribuera à poursuivre ma transformation corporelle, (peau, cheveux, répartition masse graisseuse, recentrage et amélioration de la forme de la poitrine), pendant que je suis encore en période de changement.
Deux ans et une semaine…
le 15 mars, je pleurerai…
Cette fin de semaine, j’avais mon troisième rendez vous à l’hôpital, et deux rendez vous extérieurs, un chez un psychiatre, un de plus !, et l’autre chez un endocrinologue.
La veille de mon départ, un appel téléphonique sur mon portable, m’apprenait que le psychiatre était parti à l’étranger, peu importe mes 800km aller-retour, les dépenses engagées, et surtout le blocage de mon dossier, du fait du « manque de coup de tampon » de ce personnage, qui se soucie de ses patient(e)s comme de sa première chemise, tant bien même traversent t’ils la moitié de la France pour venir le voir…, par obligation.
Bref, l’affaire s’annonçait plutôt mal, et au lieu de partir apaisée et relativement sereine, je me retrouvais avec une boule au ventre, à attendre le vendredi pour savoir comment tout cela allait se déméler avec le psychiatre de l’hôpital. Suite du texte ‘le 15 mars, je pleurerai…’
Bientôt la journée de la femme….
Il y a des limites à la politique du chiffre cher à Besson, quant aux fonctionnaires zélés, – qui ne font que leur travail -, ce n’est pas ce qui manque aujourd’hui… comme hier ?
Quand les historiens écriront les pages d’histoire sur les préfets de France et le rôle de l’administration, nul doute qu’ils s’interrogeront aussi sur la perte de la conception même des valeurs de la République.
Quant à la double peine pour les femmes, elle est une réalité.
Préambule : Déclaration de Sarkozy
- « Je veux que la France soit aux côtés de celle à laquelle son frère interdit de se mettre en jupe. À chaque femme martyrisée dans le monde je veux que la France offre sa protection, en lui offrant la possibilité de devenir française. »
Nicolas SARKOZY
Najlae, 19 ans, battue et expulsée
Najlae, une Marocaine de 19 ans qui a fui son pays à l’âge de 14 ans afin d’éviter un mariage arrangé par son père, vient d’être expulsée sur ordre de la préfecture du Loiret. Sa faute? Avoir franchi la porte de la gendarmerie de Château-Renard pour y déposer une plainte. Son hébergeur de frère l’avait, deux jours auparavant, rouée de coups. «Il avait trouvé un mégot de cigarette dans sa chambre», explique Chantal Parisot, la mère d’une copine de Najlae. «Violent par habitude, il a saisi un manche d’aspirateur et un fer à lisser pour la frapper. Ce n’était pas la première fois…».
Suite du texte ‘Bientôt la journée de la femme….’
Mail à M. Jen Luc Warsmann, député des Ardennes, Président de la Commission des lois
La semaine passée, j’ai commis également un petit mail à ce député, profitant de l’effet d’annonce du ministère de la santé sur la sortie de la transexualité des troubles psychiatriques pour l’administration française.
Aucune réaction pour l’instant, mais ce sont les vacances, soyons bonne et généreuse.
ne vous méprenez pas également sur le terme « inouï » que j’utilise vis à vis de ce monsieur, ce n’est pas inouï pour moi, mais pour eux c’est un effort sans précédent, donc… pommadons, pommadons, il en restera toujours quelque chose….
Bonne lecture !
Rapport de la Haute Autorité de la Santé
Après le fabuleux destin d’Amélie Poulain, voici les hasards fabuleux de l’administration française !
Il y a quatre jours le ministère de la santé, sortait après une rédaction dans la douleur, puisqu’après un délai de neuf mois pour écrire quatre lignes, un décret sortant la transidentité de l’ADL 23, sans trop donner de consignes pour l’octroi d’une ALD hors liste, d’ailleurs.
Hier c’était le tour de la Haute Autorité de Santé, de sortir son rapport définitif, dix mois après, mais dix mois pour 223 pages cette fois, son pré-rapport de consultation publique.
Bon, alors ne perdez pas nécessairement trop de temps à aller le consulter, puisque ce rapport définitif est un immense copier/coller de son prédécesseur.
Il n’introduit aucune novation, et ne fait que retranscrire noir sur blanc, ce qui peu ou prou existe déjà. Suite du texte ‘Rapport de la Haute Autorité de la Santé’
Conférence de consensus « The Endocrine Society » pour « Endocrine treatment of transsexual persons »
Par mail, j’ai fait parvenir à la Société Française d’Endocrinologie le rapport suivant, issu d’une conférence de consensus qui s’est tenue aux Etats-Unis en 2009 (et qui a une autre ampleur que les travaux riquiqui de notre HAS à nous…), avec le petit texte d’accompagnement ci-dessous.
Le transexualisme n’est plus en rapport avec une affection psychiatrique
C’est donc, fait !
A la suite de l’annonce par le ministère de la Santé, le décret sortant la transexualité de l’ALD 23 (troubles psychiatrique –> troubles précoces de l’identité de genre) vient de sortir le 12 février 2010.
Notons, avec un rien de mauvais esprit, qu’il aura fallu quasiment 9 mois (17 mai 2009 au 12 février 20010) pour pondre ce texte de trois articles et de sept lignes !
Pour ma part, je continue de ne pas participer à la liesse générale sur ce sujet, puisqu’il s’agit uniquement d’une mesure administrativo-administrative, abusivement comparer à mon sens à la décision de Robert Badinter de dépénaliser l’homosexualité en 1982.
Nous ne risquons pas la dépénalisation, puisque en ce qui nous concerne, les pouvoirs publics nous ignorent totalement ! De ce point de vue, subir une peine de prison pour transexualisme confère une existence juridique certaine, qu’actuellement je suis encore loin d’avoir ! Je ferme cette parenthèse….
Suite du texte ‘Le transexualisme n’est plus en rapport avec une affection psychiatrique’
Conseil de l’Europe, et … TGI de paris !
L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe va examiner très prochainement le contenu de ce rapport afin d’en tirer uns série de rpoblèmes à régler par les Etats membres.
La France, qui se refuse à voir l’existence de la population transexuelle, en les cantonnant à une non-existence, sera donc tôt ou tard obligée de s’y mettre. Comme d’habitude, elle n’avancera que contrainte et forcée, sous la pression.
Elle aurait pu faire un choix inverse, d’autres pays, et ils sont déjà nombreux l’ont précédé en matière de reconnaissance de la problématique transexuelle et transgenre.
L’opération ? En 2010 ?
Après une petite escapade lyonnaise de deux jours, me revoici de retour dans ma contrée, plutôt satisfaite, sinon même carrément contente de la tournure qu’ont pris les choses lors de cette seconde visite à l’hôpital.
Après l’exécution d’un test de Rosarch par la psychologue, c’était le tour de rencontrer le psychiatre. Et là, très bonne surprise, il commence par me dire qu’après étude et consultation de mon dossier, il ne lui semble pas très utile de me refaire faire le tour complet des évaluations et autres entretiens, afin de déterminer le degré de mon transexualisme. Ca tombe bien, je suis absolument du même avis ! D’autant que mon traitement d’inversion hormonal arrive bientôt au deux ans, ce que je confirme, en lui redonnant la date exacte de cet anniversaire, le 1er mars 2010, et qu’il serait donc temps, pour lui, que mon dossier passe désormais en chirurgie.
Pour moi, aussi !
Suite du texte ‘L’opération ? En 2010 ?’
Les psys à deux balles….
La personne transexuelle dans son parcours du combattant dépend énormément des psychiatres. Il faudra à un moment ou à un autre, un certificat psy pour autoriser l’opération de vaginoplastie ou de phalloplastie.
Au-delà du début permanent, qui agite la communauté à ce sujet, je précise de suite que je n’ai rien a-priori contre les pys, qu’il en existe des très bien, qu’il en existe des très cons, et que toute personne se confiant à ces gens là, doit faire très attention dans sa démarche et opérer une sélection sévère.
Des unités spécialisées, comme la gender-team de Gand, en Belgique, effectue de façon rapide l’expertise constituant en un ou deux entretiens, puisque venant de l’étranger, la gender-team considère que le vrai travil a été fait en amont, par le suivi qui se fait par le praticien qui suit en quelque sorte notre évolution.
Quand on a à faire aux équipes officielles françaises, alors là….
Suite du texte ‘Les psys à deux balles….’
Ni homme ni femme: entre deux
Car entre les deux genres, il existe des variantes, comme l’a récemment montré le cas Caster Semenya, championne du monde du 800 mètres féminin en août 2009 puis déclarée hermaphrodite (lire ci-dessous). Pour désigner ces variantes, le corps médical a adopté, en 2005, l’appellation très thérapeutique de «trouble du développement sexuel» (DSD, pour Disorder of Sex Development). Avant, on parlait d’hermaphrodisme. Suite du texte ‘Ni homme ni femme: entre deux’
I will be free
I will be free ornait alors mes trousses au lycée.
J’interrompais le cours de la prof de français tenant des propos de café de commerce par rapport à l’anarchisme, et me trouvais dans l’obligation d’en faire un exposé, qui me valait un 17, par sa justesse et sa précision, deux semaines plus tard… et un grand respect de la prof !
En fait, je m’étais fait les dents en troisième avec un exposé sur Germinal de Zola, replacant le roman dans la saga de la famille Rougon-Macquart, et des 20 volumes de l’auteur. L’analyse du roman était précise malgré le nombre de personnages mis en place par l’écrivain, mais je maitrisais tellement le bouquin, que c’est debout que le prof m’avait alors applaudit à la fin, entrainant toute la classe.
Suite du texte ‘I will be free’
Grandir, c’est trahir…
En 1998, j’avais déjà entendu cette remarque de ma thérapeute d’alors, au moment, où enfin, je coupais le cordon – violemment – avec ma mère. Je l’ai aussi ré-entendu une nouvelle fois dernièrement.
Autant la première fois ne m’avais pas plus interpellée que celà, autant cette fois, je suis entrée en réflexion sur ce postulat qui semble donc être tant partager dans le monde psy, qu’il soit psychiatre ou psychologue.
La chose n’est tout de même pas simple à regarder en face !
Nous avons toutes et tous une relative haute idée de nous-mêmes qui nous rend assurément incapable de cette bassesse que constitue la trahison.
Non, pas nous !
Suite du texte ‘Grandir, c’est trahir…’
Les cris de Chloé, trans incarcérée
Voir article d’origine Appel à mobilisation au sujet d’une trans incarcérée
Ton appel est entendu, et comme tu demandes la diffusion la plus large possible, c’est avec grand plaisir que je diffuse ton courrier sur mes blogs.
Je suis la première transsexuelle en prison à avoir commencée un traitement hormonal derrière les barreaux, je suis aussi la première transsexuelle en prison à demander l’opération. J’ai dû me faire ma vasectomie moi-même et me faire l’ablation des testicules moi-même aussi. J’ai passé bien des étapes, subi bien des souffrances, bien des agressions, puis j’ai relevé la tête et me suis assumée.
Suite du texte ‘Les cris de Chloé, trans incarcérée’
Que le regard se détourne et tout peut arriver…
Billet transféré sur mon autre, et nouveau, blog
Pour le consulter, cliquer sur ce lien


